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Publié par Saoudi Abdelaziz

En 2017, le cap des 10 millions d’emplois à travers le monde a été franchi dans le secteur des énergies renouvelables. Dorénavant on sait que l'électricité est moins chère à produire avec l'énergie solaire qu'avec les énergies fossiles. C'est comme une lame de fond. En Algérie, les énergies renouvelables sont au centre du débat.

Cela va-t-il modifier durablement dans le bon sens les priorités gouvernementales? A l'heure des bilans liés aux prochaines échéances électorales , la préoccupation principale des autorités dans ce domaine semble être de masquer le dramatique retard de notre pays.

Trois mois après que l'effet médiatique du "Premier salon" sur les énergies renouvelables d'Alger soit retombé, les autorités alimentent les médias en annonçant pour l'année prochaine l'installation de panneaux solaires pilotes dans des écoles et des mosquées, et même sur des pompes agricoles. Les entrepreneurs sont encouragés  à monter de petits projets de production de panneaux d'électricité solaire.

En 2011 le gouvernement avait lancé son "programme national de développement des énergies renouvelables". Six ans plus tard, en 2017 avec seulement 536 MW de capacité installée, l’Algérie est classée 18e en Afrique. Dans les faits, malgré les impulsions officielles de 2011 et 2015, la politique du tout pour les hydrocarbures n'a en rien été modifiée.

A contre-courant de la tendance mondiale

En 2017, le cap des 10 millions d’emplois à travers le monde a été franchi dans le secteur des énergies renouvelables. C’est le résultat d’un décompte publié le mardi 8 mai par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Toutes filières confondues, le total s’établit à 10,34 millions d’emplois. Un bond de plus de 500.000 postes en un an. Le solaire photovoltaïque est l’industrie la plus pourvoyeuse d’emplois (3,36 millions, près du tiers du total).

En Algérie, annoncé pour 2017 le projet public de production de 4500 mégawatts solaires a été abandonné en même temps qu'était mis en place au ministère de l'énergie et à la Sonatrach de nouvelles équipes dont la feuille de route est l'accroissement de la production d'hydrocarbures. Comment croire le pouvoir lorsqu'il annonce qu'à l'horizon 2030, 27% de l'électricité sera produite par des énergies renouvelables, alors que tout le potentiel publique financier, de savoir faire, et de partenariat international est mobilisé pour découvrir et produire les hydrocarbures conventionnels et bientôt le gaz schiste.

En 2017, l'Etat a même abandonné l'idée de grands projets solaires "structurants" et les communicants du gouvernement et du FCE ont été chargés d'expliquer que dans ce domaine, il faut  "privilégier les petits projets portés par l'initiative privée".

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