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Publié par Saoudi Abdelaziz

NO REGRETS NO TEARS. Par Chawki Amari

16 avril 2018

Déplore, regrette mais ne dénonce ni ne condamne. C’est dans une conférence de presse pour annoncer qu’il allait annoncer son bilan, que le Premier ministre a été forcé à se positionner sur les derniers bombardements en Syrie.

En langage diplomatique, regretter signifie ne pas être entièrement d’accord, mais veut aussi dire ne pas être contre, voie molle du milieu pour ne fâcher personne, balle au centre, il n’y a pas penalty flagrant.

Ce qui est un mystère pour la diplomatie algérienne, toujours inflexible sur les principes de souveraineté, le droit international et la non-ingérence, concepts d’éthique que viennent de fouler au pied les USA, l’Angleterre et la France. Une position d’autant plus étrange que l’agence officielle APS avait repris l’agence officielle syrienne faisant état de la découverte de produits chimiques appartenant à des groupes terroristes, ce qui signifie que si l’information sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien est une opération d’intox sous fausse bannière, l’Algérie officielle aurait dû condamner les bombardements, officiellement opérés sur cette base.

Le président officiel de la République ne s’étant toujours pas prononcé sur la question, pourquoi Ouyahia, l’homme qui n’a jamais rien regretté de sa vie, regrette ces bombardements sans les condamner ? Deux hypothèses, parce que c’est Macron, «l’ami de l’Algérie», selon la formule du président algérien, qui a joué au petit chef de guerre, ou parce que l’Arabie Saoudite, tout comme la Turquie d’Erdogan, a applaudi à ce nouveau coup de force contre un pays qui n’a jamais agressé aucun autre pays.

Tout le monde s’en rappelle, Ouyahia s’était déjà excusé au nom du peuple auprès de l’Arabie Saoudite pour une banderole déployée par des supporters. Ce qui ne règle pas l’autre question, pourquoi un Premier ministre présente-t-il un bilan au milieu de l’année ? Est-il partant ? Si c’est le cas, peu regretteront ce responsable national qui ne regrette ou s’excuse qu’au plan international.
 

Source : El Watan

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