Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo. EPA-EFE/Hedeson Alves

Photo. EPA-EFE/Hedeson Alves

Curitiba le 8 avril 2018. Par EFE / Público

Traduit de l'espagnol par Samir Berkas

Extraits

Moins de deux cents mètres séparent la cellule où est reclus Luiz Iñacio Lula da Silva du campement qu'ont dressé ce dimanche ses sympathisants avec l'intention d'y rester jusqu'à la libération de l'ancien chef d`état.

"Lula libre", c'est ainsi que les militants réunis dans un quartier de Santa Candida, dans la zone nord de la ville de Curitiba , ont baptisé le quartier improvisé qui commence à prendre forme ce dimanche matin avec la répartition des tâches et l'installation des premières tentes.

L'objectif, résister jusqu'à conquérir la libération de son leader car "dans ce pays tout fonctionne avec les pressions", affirme Roberto Baggio, coordonnateur du Mouvement des Travailleurs sans Terre (MST) dans l'état de Paraña.

Le campement attend l'arrivée de plus de 30 autobus de diverses parties du Brésil, remplis de partisans du tourneur devenu président et mythe de la gauche latino-américaine, aujourd'hui confiné dans une cellule de 15 mètres carrés pour effectuer une peine de 12 ans et 1 mois de prison en régime fermé.

"Nous sommes en vigilance permanente pour la liberté de Lula. Tant qu'il y est, nous restons", assure Vanda Santana, membre de l'éxécutif parañaéen du Parti des Travailleurs (PT), fondé en 1980 par Lula, son principal et indiscutable leader.

Batiria Leima da Costa, 62 ans, vient d'arriver de Rio De Janeiro après 18 heures d'autobus et dit qu'elle "aussi est Lula" car elle se sent criminalisée en défendant comme son idole politique, les droits sociaux.

" Notre constitution est bafouée. C'est un moment de lutte et résistance. Nous avons la certitude que Lula ne restera pas longtemps ici. Il sortira bientôt", assure-t-elle.

Nelsa Fietkoski, 52 ans, et Waldir Cardoso, 44 ans, vivent à Paraña et ont déjà passé leur première nuit sous une tente en compagnie d'amis et une guitare espagnole. "Ils nous privent de notre démocratie", dit le second.

Au campement à Curitiba s'ajoute un autre monté près de la Cour Suprême, à Brasilia, la capitale du pays, pour "exiger", dit Baggio, de ses onze magistrats la "liberté pour Lula et qu'ils cessent de le persécuter".

Article original : EFE / Público

Photos: EPA-EFE/Hedeson Alves

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article