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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Par Nadia Bellil, 25 avril 2018. Reporters-dz

L’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS) a organisé, hier, une conférence de presse à Alger. C’est Ali Laskri, membre de cette instance, qui a animé la conférence aux côtés de ses pairs, fraîchement élus à la faveur du congrès extraordinaire du parti, organisé le week-end dernier.

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Laskri a, d’entrée de jeu, donné le ton : «Nous sommes sortis unis et plus forts lors de ce congrès face aux actions de déstabilisation.» Selon lui, il était tout autant question de «manœuvres» de «divisions initiées, voire encouragées, de l’extérieur». Visant, selon lui, «à porter préjudice à l’image du parti».

Mais pas seulement.  Laskri soutient que « les actions de déstabilisation » ciblant le parti tendent à « l’affaiblir durant cette période, en véhiculant dans l’opinion l’image d’un FFS en crise ». Pointant du doigt « le système », le conférencier l’accuse de vouloir « empêcher le parti d’accompagner politiquement les mouvements sociaux actuels et futurs à l’approche de l’élection présidentielle et de peser sur cette échéance par nos choix politiques pour une alternative démocratique, un processus constituant et une 2e République». « Le FFS est un parti qui dérange», lance-t-il affirmatif.

Sur le même ton, il soutiendra : «Nous avons également déjoué les manœuvres, médiatisées à travers une certaine presse et les réseaux sociaux, tendant à discréditer notre parti et sa direction.» «Bien plus, nous faisons contredire tous ceux qui espéraient la fin du FFS après le décès de notre président, Hocine Aït Ahmed, oublieux que le FFS est un parti de militants fortement engagés», a-t-il encore enchaîné.

Questionné à propos des critiques qui ont concerné les conditions de la tenue du congrès extraordinaire, Laskri a estimé que « notre élection constitue un tournant historique dans la vie de notre parti car résultant d’une compétition transparente et démocratique entre militants, que nous considérons comme exemplaire ». « Cette pratique politique marquera désormais systématiquement les élections internes ou externes au parti, avec un choix démocratique des candidatures », a-t-il lancé. Précisant : «Nous veillerons à restituer le parti à ses militants dans toutes les structures et dans son mode de fonctionnement». Il brandira, néanmoins la menace en cas de manquement à la discipline que « pour corriger les dysfonctionnements, nous procéderons chaque fois qu’il sera nécessaire à un assainissement démocratique comme préconisé par Hocine Aït Ahmed ». Autrement dit, « la direction recherchera un consensus entre ses membres », a-t-il indiqué, tout en faisant observer que « nous travaillerons dans la collégialité et le consensus à tous les niveaux ».

De son avis, cette nouvelle manière de faire du parti « est une réponse cinglante à certains médias qui s’attaquent à notre modèle d’organisation collégiale que nous considérons comme une forme de gestion avancée, seule à même d’éviter les déviations et les compromissions ». Evoquant le 6e Congrès ordinaire du parti, Laskri soutiendra qu’il sera « rassembleur » et procédera à la révision de ses statuts, mais sans pour autant donner de plus amples détails. « Nous comptons impliquer tous les militants, leurs structures et leur encadrement, dans toutes les étapes du dispositif de préparation du Congrès ». Sollicité à propos justement de la marginalisation des cadres critiquant le fonctionnement et la gestion du parti, Laskri expliquera que « le parti est ouvert à tous les militants dans le cadre d’un débat responsable pour peu qu’il y ait respect de la discipline du parti ».

Questionné en outre à propos de la prochaine élection présidentielle de 2019, le conférencier se contentera de dire que « cette question est prématurée ». Cette échéance électorale « ne figure pas présentement dans l’agenda » du parti. « Notre agenda pour 2019 est centré sur l’organisation de notre congrès national ordinaire. La date de sa tenue, avant ou après avril 2019, n’est pas liée à la date de l’élection présidentielle. Cela étant dit, il est prématuré de vous indiquer notre position par rapport à cette élection qui ne figure pas présentement dans notre agenda », a-t-il déclaré.

Pour rappel, l’instance présidentielle du parti est composée d’Ali Laskri, Mohand Amokrane Cherifi, Brahim Meziani, Hayat Taiati et Sofiane Chioukh.
A propos du poste de Premier secrétaire du parti, il a expliqué que la décision de reconduire ou pas M. Hadj Djilani, « revient à l’Instance présidentielle » qui débattra « profondément » de la question.

Sur les questions sociales, M. Laskri a plaidé pour « la préservation du caractère social de l’Etat », critiquant dans ce sens, le projet de loi sur la santé soumis à l’adoption de l’Assemblée populaire nationale.

Source : Reporters-dz

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