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Publié par Saoudi Abdelaziz

Noms, prénoms, n° d'affiliation à la sécu. Voilà ce qui est exigé -par ultimatum gouvernemental- des adhérents des syndicats algériens. Ce flicage a une motivation affichée: Mesurer la "représentativité" et autoriser ou non le syndicat à agir "légalement" en faveur de ses adhérents.

"Toutefois, note ce matin Aghilas Sadi dans Reporters, des observateurs de la scène syndicale estiment que la démarche du gouvernement porte l’empreinte d’un règlement de compte envers les syndicats autonomes. La raison: Le réveil du gouvernement est intervenu au moment où les syndicats autonomes mènent des actions de protestation dans plusieurs secteurs et tentent de créer un rapport de force dans le cadre de l’Intersyndicale pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il révise sa politique socioéconomique. Cette dernière est vivement critiquée par la plupart des syndicats autonomes".

Dans ce domaine, comme dans d'autres, le hizb néolibéral fait des émules dans notre pays. On le sait, Emmanuel Macron est la référence des décideurs et des aspirants-décideurs algériens qui veulent en finir avec la référence à l'Etat social, ce spectre historique novembriste qui les empêche de dormir.

En France, dans une offensive relevant de la guerre éclair, le pouvoir veut priver les syndicats de leurs droits de regard historiques sur la politique économique et sociale, tout en faisant semblant (avec l'aide des médias complaisants appartenant à l'oligarchie), de les associer à la concertation fantôme.

" Le problème avec les grosses ficelles, c’est qu’elles finissent toujours par se voir, écrit ce matin Ellen Salvi dans Mediapart. Celles qui tissent la méthode d’Emmanuel Macron, en lui permettant depuis bientôt un an de dérouler ses politiques sans rencontrer de véritables résistances, apparaissent aujourd’hui à la faveur de la mobilisation contre la réforme de la SNCF". (...) D’abord, parce que les confédérations ont perdu toute illusion. Échaudées par l’épisode des ordonnances réformant le droit du travail et les nombreux autres exemples qui l’ont suivi, elles voient désormais clair dans le jeu du gouvernement".

Le pouvoir français veut faire vite. La ministre du travail a présenté hier 6 avril la réforme de l’assurance chômage, qui arrivera en juin au Parlement. Les représentants des salariés voient leurs marges de manœuvre fortement réduites car l’État veut avoir les mains libres pour réduire les montants accordés aux chômeurs, en prenant les rênes de l’assurance chômage, comme jamais depuis sa mise en place dans sa forme actuelle, en 1958.

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