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Publié par Saoudi Abdelaziz

Alors qu'aucune avancée technologique significative n'a été possible dans la fracturation hydraulique,  Sonatrach décide d'explorer et exploiter les réserves de gaz de schiste a confirmé aujourd'hui le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Il invite même  les journalistes à visiter les forages.  

Il affirme sans naturellement donné aucune indication : “Croyez-moi depuis les événements d’In Salah, la technologie a beaucoup évolué". Le PDG confirme que Sonatrach a décidé de selectionner des partenaires internationaux pour "explorer et exploiter éventuellement le gaz de schiste dans les zones inhabitées du sud".

Abdou Semmar a eu les confidence d'un conseiller du PDG : “Avec toutes les énormes réserves de gaz de schiste dont dispose notre pays, ça serait vraiment une bêtise d’empêcher Sonatrach d’exploiter une partie de cette richesse”.

Où est la bêtise?

Ce n'est pas l'avis du gouvernement écossais qui a décidé le 3 octobre 2017, la prolongation du moratoire sur la fracturation hydraulique pour la recherche de pétrole et de gaz de schiste. Ce moratoire «restera en place indéfiniment», a assuré devant le Parlement d’Édimbourg Paul Wheelhouse, le ministre de l’Énergie du gouvernement régional.

Parmi les banquiers aussi, la méfiance à l'égard de la fracturation hydraulique amène BNP Paribas à annoncer le 11 octobre l'arrêt du financement des projets centrés sur le gaz et le pétrole de schiste. "le gaz et le pétrole de schiste et le pétrole issu des sables bitumineux, sont des sources d'énergie dont l'extraction et la production sont très émetteurs de gaz à effet de serre et ont un impact négatif sur l'environnement", explique BNP Paribas dans un communiqué.

Quels sont les risques s'interrogeait en février le journal Le Monde.

Pour l'essentiel, aucune amélioration significative n'a été apportée dans le prossessus de fractutaion hydraulique. En procédant à la fracturation hydraulique pour exploiter le pétrole de schiste, les compagnies pétrolières injectent une dizaine d’additifs chimiques dans les roches, ce qui contribue à polluer les sols. Théoriquement, les exploitants doivent récupérer l’eau injectée, mais, d’après une étude de l’AIE, ces fluides peuvent malgré tout contaminer durablement les nappes phréatiques. Les populations locales peuvent donc rencontrer des problèmes sanitaires à cause de la mauvaise qualité de l’eau, la biodiversité locale ainsi que les espèces animales dépendant des eaux de surface sont également menacées.

L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels influe également sur l’activité sismique. En fragilisant les roches situées dans le sous-sol, l’activité pétrolière modifie l’équilibre tectonique local. Des scientifiques de plusieurs universités américaines ont notamment estimé que cette technique d’extraction aurait pu contribuer à la survenue de plusieurs séismes ou glissements de terrain dans certains Etats.

Le 22 janvier 2018 le quotidien La Croix titrait sur la situation au Canada : "En Alberta, la fracturation hydraulique provoque plus de séismes". Une étude, publiée le 19 janvier dans la revue Science, fait le lien entre la quantité de fluides injectés lors de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste et les séismes au Canada.

En janvier 2016, un séisme de magnitude 4,8 a eu lieu, provoquant la suspension temporaire des exploitations. La perspective de règles plus souples dans les mois qui viennent pour extraire des hydrocarbures dans la province canadienne alarme les écologistes et les partis d’opposition. En effet, la fracturation se rapprocherait des maisons, selon les projets du gouvernement québécois libéral de Philippe Couillard publiés en septembre 2017 ouvrant la porte à la fracturation hydraulique. Désormais, les forages pétroliers et gaziers pourraient être autorisés dans les lacs et rivières, et à proximité des zones protégées et des habitations. Les distances de sécurité prévues, 175 mètres pour les zones d’habitation, 275 mètres pour les écoles, garderies et hôpitaux inquiètent...

(A suivre)

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