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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'actuel ministre du travail est féru de "dispositifs". Récemment, Il en a monté un, pareil aux ciseaux du père Ubu, pour "couper tout ce qui dépasse" dans le mouvement syndical. Cet ancien patron de l'Ansej  aime aussi jongler avec les "dispositifs" pour amadouer les jeunes chômeurs, notamment diplômés, qui refusent d'admettre que l'horizon de l'emploi salarié leur soit fermé.

En mars 2016, lorsque la mobilisation pour l'emploi avait amené les jeunes chômeurs des wilayas du Sud à manifester en se tailladant le corps ou en se cousant la bouche , c'est lui qui alors  le directeur général de l’Ansej, Mourad Zemali, avait été chargé d'assurer les jeunes chômeurs de l'intérêt que les autorités leur portent. Mais il avertit : «Avec la conjoncture économique actuelle du pays, l’Etat ne peut pas créer des postes d’emploi". Par contre ajoute-t-il, il y a un dispositif au niveau de l’Ansej qui aide les jeunes promoteurs à créer des micro-entreprises et eux-mêmes créeront des postes d’emploi. Il assure qu'il a donné des instructions aux directeurs de l’Ansej à Ouargla pour recevoir ces jeunes individuellement pour évaluer leurs diplômes et leurs compétences "afin de les accompagner et les soutenir pour la réalisation de leur projet".

Deux ans plus tard, le bilan n'a pas été jugé concluant, y compris par le pouvoir confronté à une nouvelle levée de masse impatiente, dans ces régions frontalières délaissées mais jugée stratégiquement "sensibles".

Devenu entretemps ministre de l’Emploi et du travail Mourad Zemali, est allé sur place pour "rassurer" encore une fois sur la bonne volonté du gouvernement. Hier samedi à Adrar, au cours d’une rencontre régionale sur « la promotion de l’emploi dans les wilayas frontalières », M. Zemali n'a pas récité l'incantation Ansej de mars 2016.  Il a recommandé aux autorités locales que « le programme du secteur repose sur une série d’axes dont l’élaboration d’une feuille régionale d’investissements permettant à tout un chacun une vision claire et commune concernant les besoins locaux en matière de ressources disponibles qui devraient être valorisées, ainsi que la création d’activités répondant aux besoins du développement local".

Après ce charabia qui veut dire ce n'est pas pour demain, il précise quand même : « Vu que les emplois les plus productifs sont crées à travers une dynamique économique, il est désormais nécessaire d’accompagner temporairement la demande d’emploi dans ces régions frontalières et ce, à travers des dispositifs publics d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) ».  

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