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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les prochaines élections présidentielles de 2019 sont préparées par la majorité sortante  comme une petite élection municipale française. Dans l'année qui précède les élections, dans chaque commune de France, c'est la période des réfections de voirie, et autres nids de poule. C'est planifié dès le début du mandat : on laisse toujours de l'argent pour mettre le paquet sur les petites réalisations "concrètes" à la veille de nouvelles élections.

Depuis quelques temps, c'est le branle-bas de combat chez les walis pour l'ajustement général des plannings. Ainsi, les citoyens qui s'étonnaient du retard mis à l'attribution de logements, pourtant fin prêts depuis un moment, apprennent que le feu vert est donné. Ces clés ont été réservés pour la bonne période. Plus généralement, le régime a pris la décision d'en mettre plein la vue en terme de pseudo "nouvelles réalisations" et autres permis à point, qui vont se succéder en 2018 et au début de 2019. Et, peut être, au cours du premier trimestre de 2019, aura-t-on un petit coup de pouce provisoire pour les cantines scolaires abandonnées par le gouvernement...

Avec en toile de fond le besoin de stabilité sécuritaire, Il s'agit de construire une communication de masse pour mousser le "bilan des réalisations" des quatre présidences Bouteflika et en faire l'argument central de campagne. Pour cela, il faut mettre hors sujet le véritable bilan de l'impuissance à engager une véritable ambition nationale de développement. Du côté des médias de masse, la coalition ENTV-Ennahar a sa feuille de route.

Que le président actuel se représente ou non est secondaire, l'objectif est de pérenniser, en la réajustant si necessaire, la coalition qui contrôle l'Etat algérien et de lui offrir en 2019 une apparence de soutien électoral. Le tout sous la supervision habituelle des services de protection du système.

Ce n'est pas une mince affaire.

Sont ainsi reportées à l'après présidentielles, les mesures "impopulaires" et autres mauvais coups,  comme vient de le confirmer le Premier ministre. Lequel, avec une énergie renouvelé, vient de reprendre sa place sur le créneau de la défense du bilan des "réalisations des orientations présidentielle".

Il s'agit d'occuper le terrain et de masquer le fait que si cette coalition à direction néolibérale de plus en plus affirmée est reconduite, ce sera  la proclamation ouverte de la fin de l'Etat social, impatiemment attendue par ses partenaires stratégiques néolibéraux étrangers et jusqu'ici reportée.

 

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