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Publié par Saoudi Abdelaziz

Noureddine Bouderba conteste le refus d'agrément de syndicats dont la représentativité est incontestable

Le ministre du travail conteste le droit à l'existence de certains syndicats autonomes en invoquant notamment d'obscurs revirements de membres fondateurs. Noureddine Bouderba, le spécialiste du monde du travail estime que le critère de validité d'un syndicat sur la durée est sa représentativité sur le terrain, sa capacité de mobiliser.

« Les autorités publiques se devraient de ne pas dénier le droit aux syndicats autonomes d’exister. Même si tout est relatif, ces syndicats ont déjà prouvé de leur représentativité et leur capacité à mobiliser la rue», déclare-t-il en considérant que le vrai enjeu chez ces syndicats est leur représentativité dans les entreprises et leur capacité à mobiliser. Il ajoute que l’effervescence du champ social s’explique par la pugnacité des collectifs autonomes, «l’inquiétude des travailleurs face à la réalité socioéconomique du pays» et la «désertion de la centrale syndicale UGTA».

«Le front social est en ébullition, car ces syndicats mettent en avant l’atteinte manifeste au pouvoir d’achat du citoyen en face d’une centrale syndicale UGTA qui a déserté l’action syndicale et qui est rongée par ses propres problèmes internes», a ajouté M. Bouderba.
Et de poursuivre : «Les politiques sociale et économique en cours du pays ont réveillé des aspirations et attisé les frustrations, et pas que celles des couches moyennes de la société, comme les médecins, les enseignants, même celle des couches supérieures : je ne vous citerai que le cas des magistrats de la Cour des comptes à qui l’on reproche de vouloir créer un syndicat les représentant».

Ce qui se déroule actuellement «n’est pas un prétexte pour brider les revendications», a-t-il encore dit. «Pour immuniser l’Algérie, il s’agit d’opter pour la consécration des pratiques démocratiques et non pas par le biais du recours immédiat à la justice et à la loi.
Pour rester dans l’actualité immédiate, l’administration n’a pas respecté la loi dans le cas de la grève du Cnapeste : avant de songer à recruter des contractuels dans le secteur de l’éducation, il faut savoir que le titulaire du poste bénéficie d’un délai de soixante jours à compter de la décision administrative de radiation pour introduire un recours», a estimé M. Bouderba. 

Propos recueillis par Farid Mellal, dans Reporters-dz

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