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Publié par Saoudi Abdelaziz

Siège du groupe Suez à la Défense. Photo DR

Siège du groupe Suez à la Défense. Photo DR

Il y a un mois, dans un post intitulé "La main étrangère, oui partons en", l'écrivaine Salima Mimoune, fustigeait les accusations proférées contre le mouvement social et mettait le doigt sur les vraies influences étrangère nuisibles :

"celle entre autres qui fait gérer l’eau par des sociétés étrangères marginalisant les compétences nationales et les poussant à l’exil… "

Elle évoquait sans doute la "délégation de service public" confiant aux multinationales la gestion de l'eau potable. Signé en 2005 sous forme de gré à gré, le contrat avec Suez délègue la gestion du réseau d’alimentation en eau potable (AEP) et celui d’assainissement de la capitale et de la wilaya de Tipaza. Il sera renouvelé pour cinq ans en 2011.

Habituellement, les autorités algériennes ne pratiquent pas les bilans. Pourtant, en juin 2014 deux ans avant la date d'expiration de ce contrat prévue en août 2016 Houcine Necib le ministre des Ressources en eau annonçait dans une interview parue dans l'agence APS :

"Actuellement, nous nous orientons vers une autre forme de partenariat, celle de l’assistance technique. Nous estimons que nos filiales peuvent aujourd’hui se suffire d’un encadrement décisionnel exclusivement algérien qui sera soutenu par une expertise internationale choisie et ciblant les domaines où le déficit est encore présent. L’intervention des opérateurs étrangers devra donc changer de nature et s’opérer selon la formule du contrat d’assistance technique".

Ce ministre est passé mystérieusement à la trappe avant le renouvellement du contrat avec Suez. Il rebondira en 2017 dans le même poste, après la signature en 2016 d'un nouveau bail de deux ans avec Suez. Six mois avant ce renouvellement, le ministre des Eaux Nouri ne tarissait pas d'éloges pour Suez. Selon lui, le contrat signé en 2011 a permis aux cadres algériens d’acquérir une « grande expérience » et une « maîtrise » de la gestion et du management, qui sont des avantages « qui nous faisaient défaut auparavant »

Un journaliste notait en septembre 2016:

"Le contrat signé avec Suez Environnement portait sur un transfert de technologie vers le partenaire algérien qui est l'ADE. On se demande donc où est passé ce transfert? Mystère et boule de gomme...

 

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