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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Pour la quatrième fois en six mois, les retraités espagnoles descendent massivement dans les rues ce samedi 17 mars.  Plus de 100 000 pour la seule ville de Bilbao, selon la police municipale. Objectif : la revalorisation des pensions. La nouveauté c'est que la protestation s’élargit à la politique économique menée par le gouvernement de Mariano Rajoy devenu la cible des slogans. 

Espagne. Des dizaines de milliers de retraités encore dans la rue

Par Ouest-France, 18 mars 2018

Des dizaines de milliers d’Espagnols ont défilé une nouvelle fois, ce samedi, dans les grandes villes du pays, pour exiger une revalorisation de leurs retraites. Et défendre le système menacé, selon les syndicats, de privatisation par la droite au pouvoir.

Pour la quatrième fois depuis le mois de septembre, des manifestations de retraités ont eu lieu dans plusieurs villes d’Espagne. Ils étaient plusieurs milliers à Madrid et Barcelone.

Mariano Rajoy, le Premier ministre conservateur, était la cible des slogans. « Rajoy, voleur, tu voles ma pension ! », « La droite manipule et vole avec des pensions de m… ». Les manifestants exigent que les retraites soient revalorisées au-delà des 0,25 % accordés en 2016 et 2017, en dessous du taux d’inflation (1,2 %).

« Il y a une perte de pouvoir d’achat des classes les plus modestes », a expliqué Emilio Zamora, retraité depuis deux ans, armé d’une affiche où l’on pouvait lire : « Sans pain, pas de paix ». « Ça va de mal en pis », se plaignait de son côté Mari Carmen Calvo, une coiffeuse de 70 ans venue manifester avec son mari.

Ces faibles revalorisations, estime le syndicat Commissions ouvrières (CCOO) dans un communiqué, ont pour « but de favoriser les retraites privées au détriment des publiques avec à terme un horizon de libéralisation ». Le gouvernement de son côté explique qu’il est tenu par des objectifs de stabilité budgétaire imposés par l’UE et doit faire face à une hausse systémique des dépenses liée au vieillissement de la population.

L’évolution démographique a entraîné une hausse du poids des retraites dans le budget de l’État, passant de 21,6 % des dépenses à 29 % en dix ans. L’enjeu est de taille pour le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy qui s’appuie traditionnellement sur l'électorat âgé.

Source : Ouest-France

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