Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Ni rejet global des revendications, ni négociation sincère, la réponse des autorités aux mouvements sociaux semble d'abord dictée par la volonté de ne permettre aucune modification des règles immuables de fonctionnement de l'Etat. Ni de changement dans la structure des rapports de forces.

Le système en vigueur a besoin, pour se perpétuer, de la misère politique dans laquelle s'enlise un pays sans contre-pouvoirs, ni passerelles citoyennes.

La volonté d'intervention citoyenne lorsqu'elle commence à s'exprimer à partir de revendications de bon sens fait l'objet d'opérations scientifiques pour la dévitaliser. A côté des ministères et autres tutelles officielles, quatre ans après la réorganisation du DRS, les laboratoires des services de protection du système semblent fonctionner à plein régime. Obliquement.

Avec la redramatisation provoquée par la ministre Benghabrit (coqueluche des post-éradicateurs) on peut même penser que l'intervention du chef de l'Etat préconisant le dialogue n'est qu'un épisode dans l'opération visant à neutraliser de tous côtés le syndicalisme autonome en le poussant à une radicalisation "impopulaire", après avoir suscité dans l'opinion un espoir de règlement. La tenue d'un référendum des lycéens pour choisir la date du bac est cousue de fil blanc! C'est de la politique conçue en laboratoire. Et c'est pour cette raison qu'elle est sans avenir dans un pays où le peuple, lui, est de plus en plus réel.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article