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Publié par Saoudi Abdelaziz

Marche de l'Intersyndicale à Tizi-Ouzou en 2017. Photo DR

Marche de l'Intersyndicale à Tizi-Ouzou en 2017. Photo DR

Par Nawal Imés, 12 février 2018. Le Soir d'Algérie

Pas de répit sur le front social. Au moment où les départements de l’éducation et de la santé tentent désespérément de contenir la grogne, pas moins de quatorze syndicats réunis sous la houlette de l’Intersyndicale de la Fonction publique comptent débrayer ce mercredi. Les secteurs concernés sont la Fonction publique, la santé et l’éducation. Des rassemblements sont également prévus à travers les wilayas.

Ni les menaces à peine voilées du ministère du Travail, ni les licenciements en cours dans le secteur de l’éducation ne semblent dissuader les syndicats autonomes. Ils ne sont pas moins de quatorze à appeler à une journée de grève devant toucher ce mercredi l’éducation, la santé, l’enseignement supérieur et l’administration.

Ils s’insurgent contre les nombreuses atteintes aux libertés syndicales, dénoncent la réforme de la retraite et exigent des mesures pour contrer la perte du pouvoir d’achat.
Dans le secteur de l’éducation, ils ne sont pas moins de cinq syndicats à avoir adhéré à l’appel de l’Intersyndicale. Le Snapest, le Cela, l’Unpef, le Snte, le Satef dénoncent à l’unisson «les conditions dans lesquelles vivent les travailleurs du secteur de l’éducation». Ils réclament entre autres «un système d’indemnisation plus attractif», une «revalorisation des heures supplémentaires» et la révision du statut particulier du personnel de l’éducation.

Non seulement ces syndicats adhèrent à l’action de l’Intersyndicale de la Fonction publique, mais ils comptent également mener une action commune qui ne concernera que le secteur de l’éducation les 20 et 21 février prochains. Une décision qui intervient alors que le bras de fer entre le ministère de l’Education et le Cnapeste ne trouve toujours pas d’épilogue. Dans le secteur de la santé, la situation n’est guère meilleure puisque la grève des médecins résidents se poursuit sans qu’aucune solution se profile à l’horizon. Autre secteur concerné, l’enseignement supérieur. Le bureau national du Cnes adhère à l’appel de l’Intersyndicale de la Fonction publique. Il s’agit pour le syndicat de dénoncer «le licenciement abusif et non fondé des enseignants et de leurs représentants syndicaux dans plusieurs universités», de s’insurger contre «les entraves aux libertés syndicales et les nombreuses répressions dont sont victimes les syndicalistes à l’image de la répression qui s’est abattue sur les médecins résidents».

Le Cnes s’indigne contre «la non-prise en charge des revendications socioprofessionnelles telles que ; la revalorisation des salaires, le droit à un logement décent, le statut de l’enseignant universitaire» et «le recours des pouvoirs publics à la justice pour avorter tout mouvement contestataire, pourtant, garanti par la Constitution». C’est dire que le front social vit une véritable ébullition à laquelle les pouvoirs publics répondent en rappelant que les mouvements de grève doivent obéir à des démarches codifiées par la loi au risque d’entraver cette dernière.

Un discours qui a déjà montré ses limites et qui n’a, visiblement, aucun impact sur la détermination des syndicats autonomes.

Source : Le Soir d'Algérie

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