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Publié par Saoudi Abdelaziz

Alors que le secrétaire général du "parti du président" affirme : "tout se règle par le dialogue", Ahmed Ouyahia campe au centre de sa trinité : mon parti, mon gouvernement, mon Algérie. Il dénonce «les manœuvres politiciennes qui se multiplient actuellement, en tentant de déstabiliser le front social». Il avertit : «Ces manœuvres sont liées aux échéances politiques de l’année prochaine. Elles vont donc se poursuivre, le pays aura besoin de forces à même de s’opposer à ces manœuvres".

"L'intrusion sur la place public d'un mouvement social organisé n'est pas opportune pour ceux qui préfèrent régler en interne les problèmes de succession, écrivions nous en 2014, peu avant les élections présidentielles. Il faut donc susciter les clivages les plus adaptés à la mise à l'écart du peuple. Il faut détourner les Algériens de la tentation d'intervenir pour imprimer aux luttes et débats en cours l'empreinte des vrais urgences. Les empêcher de modeler ainsi l'évolution des institutions. Après les révoltes sporadiques -isolées et souvent manipulées-contre la hogra qui ont marqué les années 2011-2012, l'émergence inéluctable en cours d'initiatives populaires mieux organisées, ne convient pas aux secteurs qui agissent pour sauver et accroître leurs privilèges, en adaptant à leurs intérêts la réforme des mécanismes de la domination devenue intenables". ( Voir : L'Etat d'urgence sur commande).

Notre blog évoquait alors la technique de "gestion des foules" pour réduire le nombre de participants au rassemblement des ouvriers des corps communs qui se tenait place du Premier mai, au début de mars 2014 : "Bloquer à l'entrée d'Alger les manifestants venant d'autres villes, comme pour ces huit autobus pleins, arrêtés à l’entrée de l’autoroute reliant Bir-Mourad-Raïs à Alger-Centre, avec PV contre les passagers".

Chawki Amari évoque ce matin dans El Watan les récents perfectionnements apportés à cette "gestion des foules".

"Par contre, la police algérienne a inventé autre chose pour dissuader les manifestants. Les ramasser, les mettre dans des camions et les jeter très loin, à 100 kilomètres, au milieu de nulle part sans moyen de regagner leur domicile. Cette inventivité, en plus de bloquer les accès du métro et fouiller les sacs des passant(e)s susceptibles d’être médecins, retraités de l’armée ou enseignants, a poussé le collectif des résidents à dénoncer la police, nombre des leurs ayant été embarqués de force à Alger dans des cars et abandonnés dans des endroits isolés, comme les gorges de Lakhdaria, Bouira, Aïn Taya et Blida. Il n’y a peut-être aucun rapport, mais au même moment, le patron de la police annonce un partenariat police-citoyens. On ne sait pas ce que c’est, mais peut-être pour demander aux citoyens d’embarquer les manifestants et les déposer très loin. Ouyahia pourrait gagner en budget puisque les cars roulent au carburant et qu’il coûte cher à l’Etat".

 

 

 

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