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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les étudiants de l’ENS, hier, dans les rues de la ville d’Oran. © Liberté

Les étudiants de l’ENS, hier, dans les rues de la ville d’Oran. © Liberté

Les enseignants du supérieur seront en grève demain à l'appel de leur syndicat Cnes qui s'est associé à l'appel de l'Intersyndicale autonome. Hier, les normaliens des ENS ont marché dans les rues de Constantine et d'Oran. A la une du quotidien l'Expression le titre est délirant : "la sale guerre des obscurantiste". L'article affirme: la mobilisation des enseignants du Cnapest ne vise qu' à abattre Benghabrit, elle est menée par "des tenants de l'islamisme bête et méchant".

Normaliens en marche

A Oran et Constantine, relatées par Liberté, les nouvelles marches de protestation des étudiants de l’ENS. ont croisé hier les sit-in des grévistes du Cnapeste. Les Normaliens annoncent une grève de la faim si aucune réponse n'est donné à leurs revendications.

400 étudiants étudiants des ENS d’Oran et de Mostaganem ont marché parole en plein centre-ville d’Oran, partant de la place du 1er-Novembre et empruntant ensuite la rue Larbi-Ben-M’hidi. "Et c’est dans les slogans qu’ils ont scandé, durant plus d’une heure, que l’amertume et la détermination ont été ressenties avec pour cible principale la ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit. Devant des passants et des riverains surpris, les étudiants, majoritairement des jeunes filles, ont fait entendre leur hostilité en scandant : “Benghabrit, tu ruines notre avenir” ou encore “Étudiants en colère”, “Jusqu’au bout et solidaires”, “Pas de retour en arrière”.
A Constantine, les normaliens, ils étaient 2 000 environ,  rassemblés dès les premières heures de la matinée, sur la place de la Pyramide, avant de converger, peu à peu, vers la direction de l’éducation .
Les lieux avaient déjà été investis par les enseignants du Cnapeste, rassemblés en masse devant la DE, depuis 10 heures.

Ghania Oukazi et Saïd Boucetta ont trouvé l'ennemi.

"L'Etat ne doit pas céder", et lâcher la directrice de l'Education de la wilaya. "C'est la personne de la ministre qui est visée" affirme Ghania Oukazi dans Le Quotidien d'Oran, reprenant les propos "des notables de Blida qui ont tenu à garder l'anonymat".

Le second, Saïd Boucetta va plus loin : "le Cnapeste a trouvé dans la rencontre avec le ministre du Travail, l'occasion d'enclencher la seconde phase de son plan: il veut maintenant la tête de la ministre. C'est exactement le but de toute cette agitation qui n'est, en réalité, que la suite logique d'une série d'offensives lancées par les tenants de l'islamisme bête et méchant".

 

Comment s'est déroulé la grève d'hier à Tizi-Ouzou?

 Aomar Mohellebi rapporte dans l'Expression, avec un professionnalisme qui contredit l'article- titre de son journal : "La grève a été massivement suivie surtout dans les lycées où le Cnapeste jouit d'un capital de sympathie immense, du moins dans la wilaya de Tizi Ouzou. L'appel à la grève du Cnapeste a été suivi massivement au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou où les lycées Abane Ramdane, Fadhma Nsoumer, El Khansa, Colonel Amirouche étaient tous paralysés hier ainsi que plusieurs CEM et écoles primaires. Ailleurs aussi, le mot d'ordre d'arrêt de travail d'une journée a été suivi à la lettre comme dans les localités de Ouaguenoun, Draâ Ben Khedda, Aït Yahia Moussa, Tigzirt, Maâtkas, Souk El Thenine et un peu partout ailleurs".

 

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