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Publié par Saoudi Abdelaziz

Patrouilleur grec Gavdos, heurté par un navire de guerre turc. Mer Égée, 12/13 février 2018 (presse grecque)

Patrouilleur grec Gavdos, heurté par un navire de guerre turc. Mer Égée, 12/13 février 2018 (presse grecque)

17 février 2018

Ce Printemps grec prochain peut s’avérer fort mouvementé. L’affaiblissement du pays, son affaissement multiple, moral, social, économique et culturel, conduisant tout droit... vers la menace de sa diminution territoriale par la guerre, telle est l’idée la plus répandue en ce moment et pour cause. L’inquiétude du “petit peuple” est grande. Sa colère l’est aussi. Encore faut-il sans cesse revisiter le sens et la portée de cette rage, et autant impotence généralisées, devant le déferlement des événements internes comme externes au pays. Nouvelle Antiquité... tardive.

(...)

Mer Égée, Crète et Chypre... aux multiples beautés et richesses archéologiques, aux paysages poétiques... et aux hydrocarbures réellement existants et avérés (pétrole et gaz naturel).

Ceci expliquant en partie cela, tout comme (toujours en février 2018), cette autre affaire, où à Chypre, Ankara bloque un navire italien d'exploration gazière. “Le géant italien de l'énergie ENI a indiqué à l'agence de presse chypriote qu'un de ses bateaux avait reçu l'ordre vendredi par des navires turcs de s'arrêter en raison 'd'activités militaires' dans ce secteur.” (RFI, le 12 février).

La situation n’est donc pas à prendre à la légère, et aux frontières de la Grèce... il n’y a ni la Belgique, ni le Danemark. Comme le fait remarquer sur son blog l’analyste en géopolitique Dimitris Konstantakópoulos,

“les États-Unis sont à présent représentées en Grèce par l'ambassadeur Geoffrey Pyatt, mondialement connu pour son mandat précédent à Kiev. Durant son mandat, les événements en Ukraine ont été les suivants: une révolte, un coup d'État, une guerre civile, un avion civil abattu, ainsi que la plus grande crise des trente dernières années dans les relations russo-occidentales.”
 

“En ce moment, M. Pyatt se rend à Ankara pour négocier l'avenir de la Grèce et de Chypre accompagnant Rex Tillerson secrétaire d'État des États-Unis de l'administration du président Donald Trump, dans ses pourparlers avec M. Erdogan. La présence d'Athènes et de Nicosie était évidemment jugée inutile dans ces discussions. Ces deux autres capitales seront informées rétrospectivement de ce qu'elles doivent tout juste savoir... et quant à nous, nous subirons les suites.”

“Erdogan, Tillerson et Pyatt mettront tout sur le tapis pour déterminer ce qu'ils donneront de la Grèce et de Chypre à la Turquie afin que le Sultan (Erdogan) puisse donner son accord, ce qui d’ailleurs n’est pas certain. Dans l’éventualité d’un accord entre la Turquie, l'Occident et Israël, nous ici, nous paierons une partie de la facture, et à défaut d’accord, il ne peut pas être exclu qu’une... belle guerre gréco-turque puisse par la suite être organisée.” (Dimitris Konstantakópoulos, “Grèce: tout droit vers le précipice”, 15 février 2018).

L’expérience grecque ainsi que l’analyse qui est celle de ce blog depuis ses débuts (2011), c’est que l’austérité (euphémisme en toute évidence qui cache une réalité beaucoup plus apocalyptique), la prise du contrôle total des finances du pays (et des pays), des institutions, des mentalités (mécanique sociale), l’annulation (dans les faits) de la Constitution, la marionnettisation surpassant le ridicule de la classe politique (en réalité apolitique), la fin des droits sociaux, ce n’est qu’une palier dans cette guerre asymétrique que les pays, nations et sociétés subissent... au risque de disparaître même entièrement... en succombant, à défaut de résister.
 

Et lorsque cette mainmise sur les ressources, sur les cultures, sur les populations, sur les mentalités atteint le niveau visé (par certains pays supposés grands et pas la dite élite mondialisatrice pour qui les petits gens ne sont que “de la vermine”, c’est bien connu), eh bien, il ne restera que le chaos provoqué comme provoquant. Plus évidemment la guerre tout court... faite par d’autres moyens. (...)

Texte intégral illustré : Greek-Crisis

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