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Publié par Saoudi Abdelaziz

Quelques dirigeants de l'Intersyndicale autonome. Photo DR

Quelques dirigeants de l'Intersyndicale autonome. Photo DR

Alors que le pouvoir s'efforce vainement de diviser les médecins résidents selon leurs spécialités, cinq syndicats enseignants de l'Intersyndicale autonome ont décidé d'entrer dans l'arène revendicative.

La grève de deux jours annoncée ce matin par ces cinq syndicats contredit les prévisions de la ministre Benghabrit affirmant hier à Tizi-Ouzou à propos de l'action dirigée par le Cnapeste: “Le taux de suivi de la grève ne cesse de diminuer chaque jour un peu plus”, expliquant ce recul par “une prise de conscience parmi les  enseignants”.

L’Unpef, le Satef, le Snte, le Snapest et le Cela, appellent donc à une grève nationale les 20 et 21 février. Dans leur communiqué, les syndicats dénoncent la «dégradation de conditions sociales », la « baisse du pouvoir d’achat des travailleurs de l’éducation», ainsi que les « entraves à la liberté syndicale de la part de l’administration ». Les syndicats revendiquent, entre autres, la valorisation des diplômes, la réforme du statut particulier du secteur de l'Education, la régularisation de la situation des personnels occupant des postes en voie de disparition.

L'arrogance gouvernementale à l'égard du Cnapeste semble avoir eu le résultat inverse de celui poursuivi. Même à Tizi-Ouzou d'où le correspondant local du Quotidien d'Oran, Naït Ali H rapporte : "La venue de la ministre dans la wilaya de Tizi Ouzou a été marquée par la reprise du mouvement de grève par les adhérents du Cnapeste dans de nombreux établissements durant la journée d'hier. Les enseignants ont décidé de faire grève pour exprimer leur solidarité avec leurs camarades des autres wilayas bien qu'ils n'aient pas suivi le mot d'ordre du bureau national du même syndicat lancé pour le 31 janvier dernier".

Rédigé avant l'annonce des cinq syndicats, l'éditorial  du journal "indépendant" du régime l'Expression  est intitulé "Que cachent toutes ces grèves?" Il cherche des poux au mouvement gréviste et conclut : "Ces grèves ne sont validées ni par les partis politiques ni par la majorité des syndicats ni par la société civile. Les Algériens ne pardonneront à personne de jouer avec la paix et la stabilité du pays. C'est pourquoi, ces grèves ne peuvent servir qu'à faire tomber les masques!"

Un avis de recherche est donc lancé à la une contre les "porteurs de masque". Par cette action patriotique, L'Expression compte sans doute bien se faire voir par l'Armée nationale dont le chef d'Etat major a dénoncé "la manipulation" des retraités de l'ANP.

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