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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le sénateur Joseph McCarthy. Photo DR

Le sénateur Joseph McCarthy. Photo DR

Le 9 février 1950 le sénateur Joseph McCarthy brandit publiquement une liste de fonctionnaires du département d'État (le ministère des Affaires étrangères) qu'il accuse d'être des «communistes notoires» coupables de collusion avec l'Union soviétique.

Ses propos sont repris et amplifiés par la presse. On assiste alors au développement d’une campagne hystérique.

Après le triomphe du parti républicain au Sénat, en 1952, McCarthy accède à la présidence d'un sous-comité sénatorial d'enquête permanent. Désormais, un fonctionnaire peut être soumis à une enquête policière et révoqué sur un simple soupçon de sympathie avec l'Union soviétique.

Le sénateur se lance dans une «chasse aux sorcières», visant des hauts fonctionnaires, journalistes, cinéastes d'Hollywood et intellectuels de la côte Est.

Déjà épinglé en 1947 par la commission des activités anti-américaines en raison de ses options de gauche, Charlie Chaplin, le fameux «Charlot», est privé d'un visa de retour lors d'un voyage en Europe en 1952 !

Les producteurs les plus en vue d'Hollywood, les nababs, dans la crainte que le public ne boude un acteur, un réalisateur ou un scénariste mal-pensants, prennent les devants en publiant une «liste noire» de tous ceux qu'il serait risqué d'engager.

Le 2 décembre 1954, le Sénat américain par un "blâme" officiel met un terme aux excès du sénateur, qui avait dépassé les bornes en dirigeant ses enquêtes vers l’Armée.

La «chasse aux sorcières» se solde par plusieurs milliers d'enquêtes sur des citoyens et fonctionnaires, environ 7.000 démissions d'agents fédéraux, 700 révocations et un grand nombre de drames individuels. La campagne ne s'achève pas immédiatement après la révocation de McCarthy. Des années plus tard, des citoyens américains continuent d'être l'objet de poursuites pour raisons politiques.

Première mise en ligne: 9 février 2012

 

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