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Publié par Saoudi Abdelaziz

Extrait de l'article de Nazanin Armanian publié le 24 janvier 2018 dans Público

(Traduit de l'espagnol pour le blog par Samir Berkas)

Les Etats-Unis accélèrent la balkanisation de la Syrie

Les Kurdes doivent se demander pourquoi Washington n'a pas arrêté l'agression de la Turquie. Le conseiller à la sécurité de Donald Trump, le général McMaster, est l'un des artificiers de la tactique de "dissuasion par négation" dans la guerre de Syrie: faire en sorte que les adversaires payent un prix élevé pour atteindre leurs objectifs stratégiques. Il s'agit de la même politique appliquée par Barack Obama de convertir la Syrie en un piège pour les parties impliquées.

L'objectif de cette "dissuasion" n'est pas de gagner la guerre, mais d'éviter que l'ennemi la gagne: c'est la même guerre sans fin enclenchée par le Pentagone depuis l'ère de George Bush.

Dans son discours du 17 janvier, le Secrétaire d'Etat Rex Tillerson, qui était accompagnée par la sinistre Condoleeza Rice, a annoncée la "nouvelle" stratégie des Etats-Unis pour la Syrie, la nouvelle version du "plan B" de l'agenda d'Obama pour la Syrie, et qui consiste en:

- contrecarrer les conversations de paix entre la Russie, la Turquie et l'Iran, dans leur recherche de formules pour un gouvernement de coalition en Syrie.

- renverser le gouvernement du président Assad et contrecarrer l'Iran. En réalité l'iran est le premier objectif de la guerre contre la Syrie. Obama, qui en 2011 disait que les heures de Assad étaient comptées, changea d'idée quand en 2012 il dut inscrire le programme nucléaire d'Iran dans son agenda. Offrir des garanties de sécurité à Téhéran (qui impliquaient d'empêcher une attaque militaire d'Israël, et ne pas détruire le chef d'état syrien) en échange de suspendre son programme nucléaire, faisaient partie de l' accord qu'ils signèrent en 2015. Maintenant que Trump prétend rompre l'accord nucléaire, en finir avec Bachar revient sur la table de la CIA et du Pentagone.

- punir Erdogan pour s'être rapproché de la Russie et avoir signé un accord de 2,5 milliards de dollars pour l'achat de missiles russes de défense S-400, et avoir ignoré les sanctions imposées à l'Iran.

- embourber la Turquie dans une longue guerre d'usure. Les Etats-Unis n'ont pas empêché l'agression turque. Ils se sont limités à lui demander de la "modération". Ou alors Erdogan ne sait-il pas que les "Etats-Unis ont des intérêts, pas d'alliés" ?

- en finir avec l'influence de la Russie sur la Syrie.

- diminuer la présence de l'Iran, et empêcher les "rêves d'un arc septentrional Chiite" dans toute la région.

- utiliser la "question kurde" dans son projet de convertir les grands pays de la région en mini états. Pour que les kurdes meurent et tuent pour les intérêts des Etats-Unis, il faut bien qu'ils reçoivent une incitation quelconque, un état autonome en Syrie, par exemple.

- maintenir le chaos en Syrie pour justifier son occupation. Les Etas-Unis comptent déjà 10 bases militaires, selon Bloomberg News. Sa présence militaire dans ce pays sera indéfinie, comme ce fut la cas d'autres pays qu'ils ont occupés.

Lutter contre l'Etat Islamique fut une autre fable du Pentagone pour détruire l'Etat syrien et occuper son territoire, comme le furent les armes de destruction masive d'Irak, ou la capture de Bin Laden pour occuper l'Afghanistan.

Rôle mystérieux du Kremlin

Les kurdes affirment avoir refusé la proposition russe de livrer Afrin au gouvernement syrien pour éviter une offensive militaire turque. Et ont décidé d'opter pour résister.

La Turquie avait convenu les détails de cette agression militaire avec la Russie qui a des effectifs militaires à Tal Rafat, à l'est d'Afrin. Bien qu'il soit tôt pour connaître les véritables intentions de Moscou, nous pouvons envisager deux hypothèses:

 1. Moscou a reçu des menaces. Le 5 janvier, 13 drones ont attaqué sa nouvelle base militaire à Khmeimim, Syrie

2. La Russie a cédé Afrin à la Turquie et en échange Ankara rend Idlib (sous le contrôle des rebelles pro turcs) à Damas. 

Contrairement aux Etats-Unis qui sont en train d'augmenter leurs troupes en Syrie, la Russie a annoncé le mois passé le retrait d'une partie de ses militaires. Car, si d'un côté le Kremlin a atteint une grande partie de ses objectifs dans ce pays, d'un autre les élections présidentielles se rapprochent et Vladimir Putin préfère éviter une campagne avec des soubresauts.

La nouvelle trahison des puissances mondiales à sa cause est en train de créer des divisions dans les rangs des fondateurs de l'anarcho-autonomie kurde; il s'est passé la même chose entre les kurdes d'Irak.

Dans ce panorama chaotique, s'il est bien improbable que les Etats-Unis perdent la Turquie (car avant cela, ils sacrifieraient plutôt à Erdogan), le plus sûr est que nous soyons face à un nouveau désastre humanitaire en Syrie, une nouvelle guerre à grande échelle, et aussi devant une une grande inconnue: comment les Etats-Unis pensent préserver leurs positions, entourées d' états hostiles ?

  Article original: El ataque de Turquía a Siria, Rusia y la “disuasión por negación” de EEUU

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mehdi mountather 08/02/2018 14:52

Donald Trump Vladimir Poutine et les généraux de l’Otan de mettre fin a ces guerres en Syrie en Irak En Yémen en Afghanistan en Libye en Mali le 8.2.2018 pour éviter l’extermination la ville des architectes de ces guerres et les fondateurs de Daech Boko Haram les illuminatis les francs maçons et leurs djinns Astana en Kazakhstan par ces punitions d’ ALLAH un violent séisme astéroïde ouragan glacial comme Aâd aux êtres humains et aux djinns de se convertir a l’islam immédiatement pour éviter l’enfer.