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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 16 janvier 2018

On se souvient. A la mi-novembre 2013, une dépêche de l'agence France presse avait fait la une partout dans le Monde : "Le Front de libération nationale (FLN), parti majoritaire en Algérie, a annoncé samedi avoir désigné Abdelaziz Bouteflika, âgé de 76 ans et au pouvoir depuis 1999, son candidat à la présidentielle de 2014 pour un 4e mandat à la tête de l'Etat".

Pour l'instant il n'y a que des ballons sondes-évasifs au sommet de la hiérarchie, remplis d'assurance parmi les subordonnés en mission médiatique- qui annoncent le 5ème mandat . "On rend l’idée familière aux Algériens, malgré son côté grotesque" écrit un commentateur.

"Familière" est-ce que cela est possible?

"Grotesque". C'est bien le mot.

En 2013-2014 la brusque maladie du président avait suscité un réflexe d'auto-conservation dans un pouvoir-système qui n'en finissait pas de régler sa question existentielle, la gestion des services de sécurité.

En 2019, cela fera près de six ans que les Algériens n'ont pas entendu le son de la voix du président, dans un  pays où l'exécutif est  de nature présidentiel.

Cet effacement ne présente certes aucun inconvénient, bien au contraire, pour les intérêts qui sont nés et se sont développés en mettant à profit des voies obliques de décision, qui subordonnent les institutions de l'Etat algérien -et la présidence - aux intérêts de groupes particuliers.

Le réflexe d'autoconservation chez les tenants du régime peut encore jouer pour 2019, mais il ne bénéficiera plus de circonstances atténuantes comme en 2014, aussi bien en Algérie qu'à l'étranger.

La citoyenneté n'est pour l'instant qu'une potentialité en Algérie. Elle n'a pas encore atteint le stade où elle impose sa constitutionnalisation, c'est à dire la reconnaissance de la capacité citoyenne de fixer les règles de vie de la société et les missions de son Etat.

Les luttes du mouvement social et les débats citoyens vont donc continuer, en 2018,  de faire émerger cet esprit républicain et peut-être de l'imposer au printemps 2019. Inchallah.

Première mise en ligne le 16 janvier 2018

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