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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le transfert de l'entreprise métallurgique de Rouiba SNVI est en cours. Celui du complexe sidérurgique d'El Hadjar est projeté par la direction de industries militaires. Quel sort sera reservé aux salariés, à leur conventions collectives? La situation à la SNVI est inquiétante.

Ras-le-bol de nouveau. Pour l'heure la production d'acier est suspendue à El Hadjar, cette fois-ci par manque de coke pour alimenter le haut-fourneau. La cargaison, est actuellement en pleine mer rapporte le correspondant d' El Watan. Un ingénieur de Sider El Hadjar confirme «C’est une absence de prévisions qui coûtera cher au complexe. En effet, depuis hier nous ne disposons plus de coke pour assurer les coulées quotidiennes en fonte. Nous sommes obligés de mettre à l’arrêt le haut fourneau en attendant l’arrivée de la cargaison de coke pour le redémarrer».

Le journaliste évoque l'appel des "employés du complexe": qui lancent "un appel de secours au vice-ministre de la Défense, le général-major Ahmed Gaïd Salah, qui réside à Annaba, pour œuvrer dans ce sens afin de placer sous le giron de l’armée nationale l’usine d’El Hadjar et sauver cet outil de travail duquel dépendent plus de 4500 travailleurs». Comme en contrepoint "des sources militaires", assurent au correspondant : «Le complexe Sider El Hadjar, qui est appelé à fabriquer dans un proche avenir les produits plats, pourrait facilement se greffer à l’industrie de véhicules militaires algériens. En effet, il intégrera les ateliers de fabrication des camions et bus de la SNVI, de celle de production de véhicules de marque Mercedes Benz de Tiaret et des véhicules spéciaux de Constantine».

Que se passe-t-il à Rouiba?

A Rouiba, la façon dont s'effectue cette main mise de l'ANP n'est pas du goût du syndicat du complexe SNVI qui appelle à un sit-in. Selon son communiqué, c'est “avec une rapidité-éclair” qu'est appliquée  une opération décidée, sans leur avis. La fonderie et la forge mécanique du complexe de Rouiba sont d'ores et déjà intégrés dans l' entreprise gérée par l'ANP. Le syndicat s'inquiète des "motivations réelles" de la réorganisation décidée en décembre par le Conseil de participation.  Il dénoncent leur marginalisation en tant que partenaire social dans la prise de telles décisions. Ils réclament des explications, notamment sur le transfert du patrimoine et des effectifs, ainsi que sur les garanties sur les acquis des travailleurs (convention de branche, convention et accords collectifs de l’entreprise et grille des salaires).

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