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Publié par Saoudi Abdelaziz

De l'état d'urgence anti-terroriste à l'état d'urgence anti-mouvement populaire.

Une des victimes de l’agression policière aux abords de l'hôpital Mustapha, le Dr Joudi, résident en réanimation, serait, selon El Watan, encore en observation à l’hôpital de Bab El Oued. Il est atteint d’un hématome extra-dural avec une fracture de la vertèbre cervicale.

C'est le silence radio au gouvernement après ce scandale qui émeut profondément le pays.

Les policiers ont tabassé les  médecins pour les empêcher de sortir dans la rue explique à la télé Le chef de sûreté de la wilaya d'Alger. En substance, les résidents sont en quelque sorte responsables de leurs blessures car tout le monde savait que les marches sont interdites dans la capitale et les policiers agissent pour faire respecter "cette mesure qui vise à la protection des personnes et des biens".

Et la boucle est bouclée jusqu'au prochain tabassage. Avec probablement des conséquences encore plus graves, car l'acharnement policier coïncidera de plus en plus  avec celui des mouvements sociaux algérois qui sont de plus en plus décidés à rompre avec plus de vingt ans d'exclusion de l'espace public.

Bien qu'officiellement abrogé à la fin de la Décennie noire, l'Etat d'urgence a été restauré dans une version soft par Bouteflika, en 2001. Il interdit à Alger les regroupements dans les rues et dans l'espace public.  Avec, en complément ubuesque, le maintien de l'autorisation administrative pour l'utilisation des salles de réunion!

Jusqu'à quand?

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