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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le défenseur indonésien de l'environnement Heri Budiawan au tribunal, le 23 janvier 2018. Photo DR

Le défenseur indonésien de l'environnement Heri Budiawan au tribunal, le 23 janvier 2018. Photo DR

En Indonésie, pour noyer un écologiste accuse le de communisme.

Le fleau des mines d'or illégales est un sujet très sensible en Indonésie, où cette activité ravage l'environnement.  "Il est difficile de mettre fin aux mines illégales ici tant que les gens qui les financent ne sont pas identifiés et arrêtés", explique un défenseur de l'environnement.  Les autorités ne s'attaquent pas aux "gros poissons", de riches individus qui ont des relations.

C'est peut-être du côté de ces "gros poissons" et de leurs appuis dans l'Etat, que se trouvent les inspirateurs du procès de militants écologistes par un tribunal de Banyuwangi, dans l'est de l'île de Java. Ils ont été arrêtés lors d'une  manifestation l'an passé contre l'ouverture d'une mine d'or. Bien sûr, ce n'est pas contre la manifestation elle-même que le procureur a requis sept ans de prison contre le militant écologiste Heri Budiawan, 38 ans. Le procureur a puisé dans l'arsenal juridique pour l'accuser "d'apologie du communisme".

Le Figaro reprend la dépêche de l'AFP sur la sentence :

"Un défenseur de l'environnement en Indonésie a été condamné à dix mois de prison pour apologie du communisme, en application d'une loi réprimant sévèrement cette doctrine. Le militant Heri Budiawan, 38 ans, jugé par un tribunal de Banyuwangi, dans l'est de l'île de Java, a été reconnu coupable d'apologie du communisme lors d'une manifestation l'an passé contre l'ouverture d'une mine d'or. Le parquet avait requis sept ans de prison ferme. Au cours du rassemblement, certains manifestants exhibaient des banderoles avec une image du marteau et de la faucille et Budiawan avait été désigné comme l'organisateur de l'événement."

Le journal fait un rappel historique:

"Environ 500.000 personnes affiliées au Parti communiste indonésien (PKI) avaient été tuées dans les massacres de l'armée d'octobre 1965 à mars 1966 par des militaires et des milices civiles, selon des historiens".

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