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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'Algérie de 2018 est ce pays où l'impôt sur la fortune n'a pas été  mis à l'ordre du jour au Parlement mais où le Smicard continue de verser à l'Etat 20% de son salaire au titre de l'impôt sur le revenu. Impôt payé à la source dans la fiche de paie, à côté de la cotisation sociale de 9%. Macron ne fera jamais mieux.

" Le ministre de l'Énergie, Mustapha Guitouni, n’a pas écarté, jeudi, l’augmentation des prix de l’électricité à l’avenir(...) Ce qui permettra de généraliser la culture de l'économie d'énergie, a-t-il dit." Curieusement, Liberté reprend ces propos, somme toute hypothétiques, pour barrer sa une avec ce titre spectaculaire : Électricité : Guitouni veut augmenter les prix. Comme si le journal de Rebrab avait la tentation de populariser des propos prononcés en vase clos, lors d'une réunion de la Commission des finances de l'APN.  Le journal ajoute : "Et comme de coutume, le ministre a essayé de rassurer en indiquant que cette augmentation ne touchera pas le simple citoyen, mais plutôt les grands consommateurs.

Populisme...

Guidouni, après une  carrière chez Sonelgaz,  a été propulsé en deux ans dans les hautes sphères. Promu Pdg puis ministre, il renforce la catégorie de techniciens gouvernants qui ne s'encombrent pas de "populisme", à l'image de  l'anti-populiste en chef Ouyahia. En tout cas Guidouni semble ignorer qu'un ministre de Bouteflika doit ménager un "bas peuple" convaincu de ses droits  "historiques" en Algérie.

Les "politiques" du régime le savent, le chef de l'Etat en premier : qui veut provoquer la levée de masse du "petit peuple"- néanmoins majoritaire- n'a qu'à pousser l'Etat à s'en prendre directement au pouvoir d'achat des plus démunis. Car si les responsables des hausses de prix qui laminent le pouvoir d'achat restent insaisissables, la hausse des tarifs publics c'est le gouvernement qui en serait tenu responsable.

Tout en continuant à excepter les plus riches de l'austérité annoncée.

Pour la masse des petits salariés des villes et des campagnes, et pour les couches les plus défavorisées, payer davantage l'électricité n'a pas le même sens qu'un plein plus cher pour une bagnole -qu'ils ne possèdent pas.

L'Algérie de 2018 est ce pays où l'impôt sur la fortune n'a pas été  mis à l'ordre du jour au Parlement mais où le Smicard continue de verser à l'Etat 20% de son salaire au titre de l'impôt sur le revenu. Il le paie à la source dans la fiche de paie, comme la cotisation sociale de 9%.

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