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Publié par Saoudi Abdelaziz

En ce début de 2018, après la vague d'autosatisfaction hystérique autour du PPP, le pouvoir tempère les ardeurs et assure, la main sur le coeur, qu'il ne veut pas mettre au souk, à l'encan, le patrimoine public.

Il faudrait faire le récit d'un partage des tâches : les uns paralysent de l'intérieur des entreprises publiques, démotivant les personnels et multipliant les embrouilles à partir des tutelles. Pendant que d'autres récitent dans les médias les incantations néolibérales appelant à sauver les entreprises en les privatisant, car "seul le privé sait faire de l'économie". Ainsi, dans le domaine sensible comme l'accès à Internet, la mauvaise gestion provoquée est telle que des anticapitalistes en viennent à souhaiter la privatisation rapide d'Algérie-télécom.

Pendant ce temps Sidi Saïd et les bureaucrates de l'UGTA concluent les accords de "partenariat stratégique" avec le FCE. Ils obtiennent que dans le cadre de la privatisation ils continueront de contrôler le budget social que l'employeur est tenu par la loi d'alimenter. Cette garantie n'étant évidemment possible qu'en continuant à exclure de manière forcené  les syndicats autonomes du "secteur marchand". C'est devenu la première tâche du ministère du travail.

La fête de fin d'année dans l'establishment fut donc celle des privatisations. Gueule de bois. En ce début de 2018, le pouvoir essaie de ne pas trop apparaître comme celui qui a mis au soukh le patrimoine public. Vrai ou faux: les discussions se multiplient dans les missas des réseaux sociaux sur des réunions d'initiés pendant lesquelles les hôtels et autres sont partagés par les clans. Les citoyens savent à quoi s'en tenir, les photographes et les caricaturistes croquent la mâchoire carnassière de Ali Haddad.  

Et le chef de l'Etat décide de mettre la lumière en sourdine sur la privatisation, il fait écrire par un préposé que c'est le président qui signera les actes de l'opération. La belle affaire...

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