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Publié par Saoudi Abdelaziz

Rabat. Le couscous aux sept légumes est le second plat consommé lors de Yennayer. Photo DR

Rabat. Le couscous aux sept légumes est le second plat consommé lors de Yennayer. Photo DR

"Yennayer est décrété fête nationale en Algérie, quid du Maroc ?" titre le site Yabiladi.com tandis que le magazine Tel Quel conclut l'article annonçant l'événement : "Le mouvement Amazigh marocain réclame aussi depuis plusieurs années que Yennayer soit férié". Le Desk note : Le président algérien a également chargé le gouvernement « d’accélérer la préparation du projet de Loi organique portant création d’une Académie algérienne de la langue amazighe »

Le Maroc encore en retard

Par Ghita Zine, 28 décembre 2017

(...) Cette vieille revendication portée par les militants du mouvement amazigh en Kabylie, est également présente au Maroc. A chaque Yennayer, l’Institut royal pour la culture amazighe (IRCAM) réitère sa demande de rendre férié le jour de cette célébration et de le décréter fête nationale. Ahmed Boukous, président de l’IRCAM, a rappelé en 2014 qu’il s’agissait d’ «une requête juste et raisonnable», mais qui n’a toujours pas de répondant du côté du gouvernement.

Le sociologue et linguiste évoque la constitutionnalisation de la culture amazighe depuis 2011, qui doit être mise en œuvre notamment à travers une telle décision, ainsi que la résolution de l’UNESCO reconnaissant la commémoration du nouvel an amazigh patrimoine immatériel de l’humanité.

De leur côté, des députés de l’Istiqlal en 2015 et plus récemment de l’USFP ont porté cette revendication auprès du gouvernement. Dans un message adressé à Saâdeddine El Othmani, les socialistes ont saisi la Primature pour décréter Yennayer fête nationale, sans qu’aucune décision officielle ne soit prise pour le moment.

Brahim Akdim, l’un des premiers membres du Mouvement culturel amazigh au Maroc, confie à Yabiladi ne pas être sûr qu’une mesure serait prise dans ce sens. «Faire pression est une bonne chose. Saâdeddine El Othmani pourrait être plus facilement favorable à une telle proposition, comparé à son prédécesseur, d’autant plus qu’il est amazighophone avant d’avoir été arabophone. Mais je ne pense pas qu’il pourrait convaincre son parti, en tant que secrétaire général du PJD et Chef du gouvernement». Pour le militant, officialiser la célébration du nouvel an amazigh est une manière de se réconcilier avec l’histoire :

«Les Marocains connaissent une histoire falsifiée de leur pays, qui a existé bien avant Moulay Driss 1er. Le mouvement national a toujours eu une seule dimension historique, selon laquelle le Maroc serait arabe. Mais il est amazigh en substrat et la langue arabe s’y est greffée.»

Brahim Akdim réfute également l’idée voulant que le débat sur l’amazighité crée des tensions au sein de la société : «Les Marocains n’ont jamais été islamisés à la suite d’une invasion. Le pays a entièrement été musulman sous les Almohades, qui sont Amazighs». Il affirme ainsi qu’ «extrapoler le débat sur l’amazighité et mettre celle-ci en vis-à-vis avec l’identité arabo-musulmane est une manière erronée de poser le débat».

Source : Yabiladi.com

 

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Commenter cet article

adil 13/01/2018 12:51

le Maroc n'a aucun retard pour ce manque de repères des algériens, les citoyens marocains tous confondus ont depuis des siècle fête ce Yennayer de la façon la plus normale et qui n'a rien a voir avec la législation de l'état, on commémore cette date par un repas convivial en famille avec des mets assez particulier et non une journée fériée. et pourquoi pas féter la mort de pinochet qui aurait peut-être un père berbère ? les kabyles revendiquent tout ce qui peut les faire sortir de ce complexe d'être minoritaires chez eux dans leur pays, ce n'est pas le cas des berbère marocains qui sont majoritaires chez eux