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Publié par Saoudi Abdelaziz

Abdelhamid Mehri, à gauche de Ferhat Abbas.

Abdelhamid Mehri, à gauche de Ferhat Abbas.

Avant hier le Premier ministre Ouyahia a déclaré : “Il n’y a pas de pouvoir occulte à Alger”. En 2011, Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN affirmait, alors que la santé de Bouteflika était pourtant normale: "Un système occulte global dirige le pays". Ouyahia a réfuté à Paris l'existence d'un "cabinet noir", mais Mehri avait en vue un "système parallèle entier". En lisant l'ancien du GPRA, on pense à la manière dont a été géré le dernier changement de Premier ministre : "Le fait que les décisions qui touchent l’intérêt général doivent être absolument authentifiées signées par une institution ou un homme, est une chose très importante. On a besoin de cela pour changer le régime". 

Mehri : "Un système parallèle entier"

« C’est, en fait, un système parallèle entier qui est mis en place et qui ruine ce qui est énoncé dans les textes. En matière de multipartisme, on encourage la création des micro-partis qui s’opposent à l’opposition, on exerce des pressions sur les partis d’opposition existant, on interdit, par une décision occulte, la création de nouveaux partis. Et on mène des actions destinées à imposer par tous les moyens, les changements que l’on veut au sein des partis…(…)

 Quand on agence toutes ces choses, c’est la notion même de multipartisme qui est vidée de son sens. On procède ensuite au regroupement de certains partis dans une alliance gouvernementale qui les vide de leurs programmes propres et les transforme en laudateurs du programme du pouvoir. Toutes ces mesures vident le multipartisme de son contenu. La démocratie formelle, les élections et les assemblées élues sont minées par d’autres moyens : la fraude électorale,  les pressions pour que seuls les personnes agréées par le régime soient candidates,  la mise de ces assemblées élues sous une direction occulte qui dicte ses volontés aux élus.

 Depuis le début de la crise de 92 à ce jour, nous sommes devant un régime (système de pouvoir) ayant un aspect visible acceptable à travers les textes. Mais il a également une réalité autre, celle d’être un système occulte global qui dirige le pays. Quand on revendique le changement et que l’on nous donne les textes à discuter et à changer, à améliorer ou à amender, cela signifie qu’on limite les changements à la forme et que l’on ne touche pas au fondement du régime. (…)

Le débat national est nécessaire pour analyser le fonctionnement du régime et ses pratiques courantes à tous les niveaux : l’injonction verbale et l’injonction d’en haut qui priment sur les règles et les lois. La pratique de l’injonction est une question très importante du fonctionnement du système. Il faut en débattre pour y mettre fin. Le fait que les décisions qui touchent l’intérêt général doivent être absolument authentifiées signées par une institution ou un homme, est une chose très importante. On a besoin de cela pour changer le régime. Source :  Abdelhamid Mehri: un "système de pouvoir occulte global"

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