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Publié par Saoudi Abdelaziz

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C'est le constat du journaliste économique El Kadi Ihsan qui s'interroge dans sa chronique hebdomadaire sur la cohérence des augmentations de taxes sur les produits d'importation prévues par la Loi des Finances 2018. "Faudra-t-il attendre que le groupe Kouninef devienne un acteur dans la filière pour espérer une politique publique éveillée à l’économie numérique ?" ironise-t-il en évoquant un conglomérat proche de l'appareil présidentiel.

EXTRAIT

Dupliquer la substitution aux importations comme un « prêt à porter » de secteur en secteur est périlleux.L’exemple des taxes imposées par la Loi de finance 2018 pour la revente en l’état du matériel informatique (ordinateurs, imprimantes, ect…) et de télécom (serveurs, routeurs, ect..) risque d’être celui même ou la tentative d’implanter une filière d’assemblage portera un cout global négatif en balance devise et emploi.

Explication. L’obligation à assembler les terminaux de téléphonie en Algérie a déclenché un lancement en rafales d’ateliers d’assemblage en Algérie. Samsung et LG font comme Condor et Iris, pour ne citer que les plus en vue.  Il faudra attendre et tirer des enseignements sur les retombées industrielles et financières de cette évolution visiblement en court de réussite pour les terminaux.

Le même dispositif appliqué sur le matériel informatique et TIC est sans doute plus aventureux. La taille de marché, les seuils technologiques d’entrée, font clairement obstacle.  Et ce qui risque d’être sacrifié encore une fois est la vision de long terme (Alexandre Kateb): la vitesse de transformation digitale de l’économie algérienne. Donc sa productivité. Le président Bouteflika a acheté des autoroutes et des équipements clés en mains pour faire un rattrapage rapide des infrastructures qui viennent au secours de la productivité et de l’attractivité en Algérie. Il n’a pas attendu que les entreprises algériennes soient au niveau de réaliser ces équipements au standard des cahiers des charges. L’enjeu global était supérieur à celui de la filière. Raisonnement accepté.

Il est le même pour la numérisation de l’économie algérienne. Les équipements qui peuvent l’accélérer ne doivent pas devenir hors de prix  à l’importation et sous-produits en Algérie. Car ce sont là les vraies infrastructures de demain, celles du transport et de l’utilisation de la big data qui aggraveraient par leur retard, le relatif sous-développement algérien. Le FCE a interpellé le gouvernement  sur cet enjeu lors de Oran Silicon Valley, l’autre week-end. Faudra-t-il attendre que le groupe Kouninef devienne un acteur dans la filière pour espérer une politique publique éveillée à l’économie numérique ?

Source : Maghreb Emergent

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