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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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«J’ai ressenti chez le Président le désir de se porter candidat pour un 5e mandat.» Ce propos de l'avocat Ksentini explique-t-il le démenti  niant la rencontre entre l'avocat et le Président? Difficile à croire, car le 5ème mandat est régulièrement brandi par les grands pontes du système, comme un chiffon rouge utilisé dans une des stratégies de la succession.

Un haut responsable confiait il y a deux semaines à une journaliste de service la trame de cette stratégie du chiffon rouge, non sans cynisme : " Bouteflika rempile par un 5ème mandat, ou alors il choisit lui-même son successeur". Le haut responsable ajoute : " ; si ce n'est ni le premier ni le deuxième cas, l'armée ne laissera pas faire, elle se (re)mettra au devant de la scène…. » Le haut responsable et la journaliste qui a recueilli ses propos n'ont pas été démentis.

"Pourquoi la Présidence – peu encline à réagir à ce qui se dit et s’écrit sur Bouteflika – a vite apporté un démenti aux «affirmations» d’un homme connu pour être proche du cercle présidentiel ? Qu’est-ce qui dérange dans les déclarations de Ksentini ?" s'interroge un journaliste d'El Watan.  «L'imagination» de Ksentini le pousse à jouer «l'homme toxique», écrit Zouhir Mebarki l'éditorialiste de l'Expression le quotidien qui avait mené la curée médiatique contre l'ancien Premier ministre Tebboune coupable de penchants anti-oligarchiques.

Y a t-il dans les propos de Ksentini des confidences "toxiques"? Liberté note : "D’après Me Ksentini, le Président lui a dit “que l’Algérie doit se libérer des hommes d’affaires car certains ne travaillent que pour leur propres intérêts”. “L’Algérie doit rester un État social”, aurait déclaré Bouteflika."

Le Quotidien d'Oran commente cette information : "Reste le volet ayant trait à l'oligarchie qui, selon la version de l'avocat, a fait réagir Bouteflika qui lui aurait déclaré qu'il fallait extirper l'Algérie des mains des hommes d'affaires, accusant certains d'eux, toujours selon Ksentini, «de ne chercher que leurs propres intérêts». Si cette hypothèse était la bonne, le lobby tout puissant des Affaires aurait-il frappé de nouveau après l'épisode Tebboune ?"

 

 

 

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