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Publié par Saoudi Abdelaziz

Quelle différence entre les hauts responsables au Maroc et en Algérie?

Selon une éditorialiste marocaine, Au Maroc, les hauts responsables ont pour consigne : "Plaire et contenter le roi. Se taire ou flatter". Sur ce plan, pas de trop grande différence en Algérie, mais chez nous, les hauts responsables officiel peuvent aussi avoir pour mission de faire aux journalistes des "confessions" sur les secrets du Palais.

El Mouradia comme si vous y étiez

« Chakib Khelil est un fils de famille, fils de savants, c'est connu, on sait d'où il vient, il n'a pas le profil d'escroc comme ont voulu faire croire des pouvoirs occultes.» Et puis «pourquoi on avance tous les noms de ceux qui peuvent prétendre à la présidentielle mais dès que le nom de Saïd Bouteflika est prononcé, on pense au complot et on parle d'oligarchie, pourtant il est jeune, c'est un universitaire (…) et la Constitution lui permet d'être candidat (…). » Ces menus propos sont rapportés par Ghania Oukazi dans Le Quotidien d'Oran sous le titre "Confessions d'un haut responsable" . Ils mettent en appétit avant la chute finale, où La Voix Profonde qui nous apprend la stratégie adoptée par Abdelaziz Bouteflika pour mener sa succession :

«les changements qui devront (en principe) être opérés dans les prochaines semaines ou les premiers mois de 2018 seront décisifs pour la présidentielle de 2019, ils toucheront le gouvernement, les chefs des grands partis et bien d'autres institutions, ceci bien sûr, si Bouteflika rempile par un 5ème mandat (un premier par rapport à la Constitution de 2016), ou alors il choisit lui-même son successeur ; si ce n'est ni le premier ni le deuxième cas, l'armée ne laissera pas faire, elle se (re)mettra au devant de la scène…. ». Suite au prochain numéro.

Les ministres marocains modèles

Le 2 novembre sous le titre : "Zakaria Boualem et le modèle de développement du Maroc". Réda Allali évoque dans le journal Tel Quel "l’extraordinaire dépêche de la MAP" où “Le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, a annoncé la création prochaine d’une commission comprenant plusieurs dé- partements gouvernementaux afin de donner des avis et formuler des idées au sujet de la révision du modèle de développement adopté par le Maroc”. Il rappelle : "nos glorieux spécialistes, ceux qui lui ont toujours expliqué avec enthousiasme combien notre modèle était brillant, comment il nous garantissait les lumières de la félicité et l’édification à vive allure du MarocModernesarl. Certes, il lui est déjà arrivé de douter, le bougre. A la vue de la masse spectaculaire des laissés-pour-compte de ce puissant modèle, et partant du constat général que le projet collectif de cette génération est de mettre les voiles, ou au moins de placer un passeport alternatif dans sa poche (...)" Le 4 novembre, dans le même journal Tel Quel,  Aïcha Akalay  titre son éditorial : "Le temps des flagorneurs" . Elle écrit d'emblée:

"Il a fallu que le roi remette en cause l’efficacité du modèle de développement du Maroc, dans son discours du 13 octobre, pour qu’ils s’y mettent tous(...). Il y a même certaines personnalités qui ont récemment fait appel à des cabinets de conseil pour imaginer des solutions à ce modèle de développement. Plaire et contenter le roi. Se taire ou flatter. Ce sont les seules choses à attendre des ministres aujourd’hui. (...)

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