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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les Zaatchas n'ont pas Hollywood et Francisco de Goya.

Par Foudil Ourabah...

 26 novembre 2017.
 

 Il y a 168 ans de cela, à la même date, le 26 novembre 1849, tombait le ksar de Zaacha. Zaacha était assiégé depuis le 7 octobre précédent par un corps expéditionnaire de 7000 hommes sous les ordres du général Herbillon, commandant supérieur de la Province de Constantine.  

La résistance, dirigée par Cheikh Bouziane et Si Moussa Derkaoui, fut héroique. De lourdes pertes furent infligées aux assaillants qui perdirent 1500 hommes dont de nombreux officiers parmi lesquels le colonel Saint Germain, commandant du Cercle de Biskra et le colonel Petit, chef du Corps du génie.

La répression fut terrible. Tous les habitants du ksar, hommes, femmes, enfants (à l’exception de quelques rares parmi eux qui réussirent à prendre la fuite dans le fracas des canons) furent impitoyablement massacrés. Les maisons furent rasées, la palmeraie dévastée. Les troupes Françaises ne levèrent la camp qu’après que Zaacha ne fut plus qu’ un amas de cendres et qu’il ne resta plus un seul palmier debout.

L’histoire a retenu qu’en 1836, 13 ans auparavant, le siège de Fort Alamo au Texas fut assailli par les troupes mexicaines au bout de 13 jours de résistance. John Wayne s’est emparé de cet épisode de l’histoire de son pays dans un film au titre éponyme et a immortalisé Davy Crockett et Jim Bowie, pour que chaque Américain s’en souvienne.

Il en fut de même pour le siège de Saragosse en 1809 par les troupes Napoléoniennes, à la suite au soulèvement des populations espagnoles contre l’occupation de leur pays par l’armée impériale. Lorsque la ville fut tombée, les soldats de Napoléon donnèrent lieu à une sauvagerie furieuse. Contemporain de ces faits, le peintre espagnol Le Greco laissera à la postérité les scènes terrifiante de la répression qui s’ensuivit.

Quand après cela, on considère les traces si peu marquantes laissées par Zaacha dans la mémoire collective, parce que Zaacha n’a ni Hollywood, ni De Goya, on se dit que quelque part y a des choses qui vont pas et que c’est quand même pas juste...

 

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