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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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C'est sans issue. Les côtes algériennes sont en voie d'être verrouillées. Mais, attention au retour de manivelle. Privés d'échappatoire, les jeunes, notamment diplômés, seront-ils condamnés à être une des principales forces du changement en Algérie?

D'un côté le dispositif Frontex...

Chargé de surveiller les frontières extérieures de l'Europe, Frontex est doté de moyens de plus en plus considérables, qu'il veut compléter sur la rive sud de la Méditerranée en suscitant la création de forces navales spéciales anti-harraga. En Libye, c'est déjà fait. En Algérie, le projet est "sur le bureau du président" selon le presse.

Frontex a révélé que le nombre de harraga algériens en partance pour l’Europe s'est accru considérablement .

Ceux qui sont passés ne sont pas laissé tranquilles. Les pays du Maghreb vont-ils favoriser davantage l'expulsion des harragas  vers leur pays d'origine? Emmanuel Macron est sur la même longueur d'onde qu'Angela Merkel, lorsqu'il annonce que la future loi sur l’immigration devrait permettre de « reconduire de manière intraitable » les migrants illégaux. Le gouvernement algérien va-t-il se plier à cette politique?

... De l'autre côté, des jeunes à l'avenir offert et refusé

Ils ne peuvent pas rester passifs, ce n'est pas de leur âge. Et peut être sont-ils parfois les mêmes ceux qui occupent des zones industrielles pour exiger des emplois et ceux qui combinent des plans Harga. Le correspondant annabi du journal El Watan notait narquoisement que la reprise de la harga sur une grande échelle correspondait à la nomination d'Ahmed Ouyahia...

Criminalisé en 2008 par un vote de l'APN, la harga est pourtant un droit humain naturel. La déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 dispose que "toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays". Pendant les quatre décennie qui ont suivi, cet article était ultra médiatisé en Occident. Mais le temps où les pays de l'Ouest se faisaient un honneur d'accueillir les fugitifs ayant réussi à franchir le "rideau de fer" est bien terminé. Le principe ne vaut pas pour les ressortissants du Sud.

Alors que le branle bas sécuritaire était sonné en septembre dernier,  Hayat Lamani écrivait sur un site d'information : "Les mesures dissuasives et punitives prônées par le législateur algérien ont prouvé leur inefficacité. De l’avis de nombreux experts, il s’agit plutôt d’inciter ces candidats à l’immigration clandestine à rester dans leur pays en leur offrant de meilleures conditions de vie, plus de perspectives et des débauchées professionnelles pour les universitaires".

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