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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le sit-in auquel ont appelé les 12 syndicats autonomes des secteurs de l’administration, de l’éducation et de la santé, ainsi que certaines organisations syndicales du secteur économique, prévu hier à la place des Fusillés (Ruisseau) à Alger, a été empêché par les forces de l’ordre qui ont, très tôt le matin, quadrillé les lieux, procédant à des interpellations de centaines de syndicalistes.

Parmi les syndicalistes arrêtés, le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp), Lyès Merabet, le SG du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (Snte), Abdelkrim Boujenah, et le coordinateur national du Syndicat des professeurs d’enseignement secondaire et technique (Snapeste), Meziane Meriane, ainsi que le SG du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (Cela), Idir Achour.

Les adhérents à ces syndicats ont, par centaines, eux aussi, été interpellés et embarqués de force dans des fourgons de police et des bus de l’Etusa réquisitionnés pour la circonstance, avant d’être, finalement, relâchés à la gare routière du Caroubier. Les syndicalistes, qui ont échappé aux policiers, ont, quant à eux, tenu un rassemblement au cours duquel ils ont exprimé leur colère. Même là, un dispositif policier et des bus pour les évacuer les attendaient à la sortie.

Des véhicules immatriculés hors Alger ont été fouillés, leurs occupants renvoyés dans leurs wilayas. « Je suis le seul à avoir pu accéder à la place (des Fusillés). Notre président, Abdelkrim Boudjenah (SNTE), et plusieurs de mes collègues enseignants ont été arrêtés», s’indigne Negaz Tarek, enseignant venu de M’sila. Des syndicalistes de Tlemcen ont été embarqués à la Maison de jeunes de Douaouda, où ils ont passé la nuit. La police de Tipasa les a remis à celle de Blida, et ainsi de suite.

«La liberté et le droit d’expression, reconnus à des syndicats autonomes qui ont 30 ans d’existence, sont confisqués. Il y a là une remise en cause de nos droits syndicaux. C’est la négation des autres syndicats, au profit d’un seul, l’UGTA», assène Dr Lyès Merabet, du syndicat national des praticiens de santé publique, interpellé avec une dizaine de ses collègues, et relâché en fin de journée à Baraki.

Les syndicalistes répétaient en cœur, « Rana Zaafanin … » (nous sommes en colère), l'expression du Youtubeur Anes Tina.

Une réunion d’évaluation de l’action avortée, regroupant les membres de l’Intersyndicale, sera organisée en vue des prochaines actions. « La réunion permettra de savoir quels sont les voix et moyens pour faire valoir nos droits. Et tout d’abord notre droit d’exister avant de revendiquer un quelconque droit », signale le docteur Merabet.

Source : Presse algérienne

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Nadir BOUMAZA 27/11/2017 08:30

Comment qualifier ces abus répressifs ?