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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les ministres ont déserté l’inauguration des  journées de l’industrie pharmaceutique. Photo DR

Les ministres ont déserté l’inauguration des journées de l’industrie pharmaceutique. Photo DR

El Kadi Ihsan écrit dans sa chronique hebdomadaire:

(...)  Il n’ y avait aucun ministre vendredi après midi à l’ECHRA de Ain Benian pour l’inauguration des premières journées de l’industrie pharmaceutique, organisées par l’UNOP, l’organisation professionnelle de la filière du médicament.

Il s’agit là pourtant du lieu ou le gouvernement peut évaluer un des rares succès de sa politique industrielle de ses dix dernières années. L’UNOP couvre 48% en valeur et 60% en volume de la demande en médicaments du marché algérien. En 2008, elle était à 20% de parts d’un marché alors plus étroit.

A la clé d’une telle expansion une mesure de protection adaptée (et déjà éprouvée en Tunisie) qui interdit l’importation des molécules produites in situ. Ce modèle peut il continuer à gagner ? A quel prix ?  Une demande de parrainage de l’événement était parvenue au palais du gouvernement il y ‘a plus de six mois. Du temps de Abdelmalek Sellal. Rien.

Trois ministres au moins, celui de la santé, celui de l’industrie et celui du commerce, auraient gagné à venir personnellement s’enquérir de la conjoncture auprès des opérateurs du secteur. Pour bien comprendre que la politique de prix actuelle, si elle aide à sauver la CNAS, menace à court terme l’attractivité de la filière et son développement.  Apprendre qu’une bulle productive est entrain de se former avec 150 unités pharmaceutiques nouvelles en cours de réalisation.  Et voir que les molécules innovantes à forte valeur ajoutée échapperont à ce modèle de substitution à l’importation si sa gouvernance n’est pas mise à jour. Aucun ministre pour soutenir l’ambition la plus forte aujourd’hui pour sortir par le haut de cette crise : exporter. La Jordanie le fait pour 350 millions de dollars en médicaments. L’Algérie  exporte pour 3 millions. 

La diversification à laquelle « pense » le gouvernement est là. Dans le gap qu’il faut combler pour que les investissements en Algérie, y compris et surtout ceux en partenariat avec les majors étrangers, soient dimensionnés aussi pour l’exportation.

Les membres du gouvernement ne veulent pas se montrer en compagnie des grands laboratoires algériens et étrangers basées en Algérie dans un tel événement ?  C’est pourtant par ce dialogue entre l’Etat et le Business que passe la voie de sortie de la mono-exportation. Au lieu de quoi Ahmed Ouyahia a réservé sa première sortie « économique » au pole pétrochimique d’Arzew. Tout dans l’ancienne économie. La matière première, les acteurs, essentiellement publics, et la connexion financière, Sonatrach est le 1er contributeur de l’Etat. A la tripartite ou il refuse les syndicats indépendants comme ailleurs, le premier ministre privilégie le traitement endogamique. Le résultat porte les tares récessives de la consanguinité.(...)

Source : Maghreb Emergent

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