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Publié par Saoudi Abdelaziz

A Constantine, moins de 2 cantines sur 10 sont ouvertes. Photo  D.R.

A Constantine, moins de 2 cantines sur 10 sont ouvertes. Photo D.R.

"En décidant, l’année passée, de remettre la gestion des cantines scolaires aux APC à la place des gestionnaires des établissements scolaires, les pouvoirs publics n’ont réussi qu’une seule prouesse, celle de décentraliser un dossier à problèmes que, malheureusement, les APC n’ont ni les moyens humains ni les capacités financières, encore moins les compétences managériales pour le gérer".

Cantines scolaires non opérationnelles à Constantine. Le problème persiste toujours

Par Mourad Kezzar, 16 octobre 2017

À ce jour, sur les 342 cantines scolaires, rares celles qui sont opérationnelles malgré les assurances des P/APC et des responsables du secteur de l’éducation nationale.

Plus d’un mois après la rentrée des classes, le problème des cantines scolaires se pose toujours sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Constantine. À ce jour, sur les 342 cantines scolaires, rares sont celles qui sont opérationnelles, malgré les assurances des P/APC et des responsables du secteur de l’éducation nationale. Malgré les efforts déployés sur le terrain, moins de 2 cantines sur 10 sont ouvertes, et encore, le service est accompli dans des conditions d’hygiène et nutritionnelles qui laissent à désirer. Même les repas froids, les fameuses loumdjat, servis auparavant dans la majorité des écoles de Constantine, bien qu’illégales, ne sont plus assurés cette année.

Début septembre dernier, cet état des lieux a été expliqué par le fait que les anciens fournisseurs étaient toujours détenteurs de créances sur les établissements concernés. Aujourd’hui, alors que le problème des dettes d’exploitation antérieures a été pris en charge par les services de la wilaya, on évoque la réticence inexpliquée des fournisseurs potentiels de la place de participer aux appels d’offres de fournitures lancés par les 12 communes de la wilaya.

Le problème est plus profond et ne concerne pas que la wilaya de Constantine. C’est la conséquence d’une mauvaise gestion politique du dossier des cantines scolaires à l’échelle nationale. En décidant, l’année passée, de remettre la gestion des cantines scolaires aux APC à la place des gestionnaires des établissements scolaires, les pouvoirs publics n’ont réussi qu’une seule prouesse, celle de décentraliser un dossier à problèmes que, malheureusement, les APC n’ont ni les moyens humains ni les capacités financières, encore moins les compétences managériales pour le gérer.

Source : Liberté

Lire aussi :

L'Etat se désengage : des milliers d'écoliers du primaire déjà privés de cantines scolaires

AUSTERITE. Les Parents d'élèves dénoncent la fermeture de cantines scolaires

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Nadir Boumaza 17/10/2017 00:36

Sur la question de la restauration scolaire: l'Etat assure de très mauvais services et tente de se désengager sans l'afficher , sans en débattre, sans développer la concertation et les responsabilisation des acteurs (services publics centraux, MEN, APC, parents, corps de l'enseignement, entreprises, ..). Certes l'Etat ne peut se désengager des prestations majeures qu'il a assurées depuis l'indépendance dans un contexte économique, financier, démographique et scolaire qui a totalement changé. L'Etat a au moins les obligations qu'il s'est donné lui même et par lesquels la classe politique a contracté des engagements et des responsabilités de façon certes confuse, non pensée, non évaluée, non organisée autrement que par l'intervention directe. Outre la gravité générale du désengagement de l'Etat , il faut rappeler que les parents n'ont pas été préparés et que ce mode de désengagement pénalise d'abord les plus faibles et le grand nombre. Il en résulte d'une part manquements dangereux et graves sur le plan contractuel parce que le régime et les dirigeants n'ont de légitimité que par les prestations de l'Etat, le vote n'étant ni vrai, ni massif. Deux graves problèmes se posent 1- la réduction drastique des recettes d l'Etat ne lui permet plus d'assurer des engagements qui n'ont jamais été discutés ni dans les principes ni dans la façon de gérer les budgets de façon équilibrée et durable ni en matière de responsabilité, l'Etat se présentant comme un donneur ne peut donc se plaindre au peuple sans expliquer ni mette au débat public le problème au risque de devoir justifier ses dépenses et ses politiques à ce jour définies de façon centrale, arbitraire, non soumise à contrôle, non débattue publiquement. Prisonnier de ses propres engagements clientélistes, l'Etat - en fait ses dirigeants- ne présente aucune transparence de ses choix de sa gestion calamiteuse (gaspillage, corruption, non rationalité , incohérence, arbitraire, détournements, ..) et des arbitrages qui sont opaques et généralement aussi incohérents que préjudiciables aux seuls publics et classes modestes. Fondamentalement, la politique de l'état est intenable, incohérente, coûteuse et dominée par le gaspillage, inégale entre territoires et entre populations ,les populations les plus affectées étant les plus faibles habitant les périphéries et les campagnes isolées. Sur le fond a- le principe de gratuité est non durable et dangereux, b- l'Etat doit associer ses engagements à la contribution des parents et mener une politique de rationalisation, de bonne gestion, de responsabilisation, de mobilisation d de la contribution des familles au prorata des ressources, du nombre d'enfants et des conditions particulières aux types d'élèves, de familles, et de région. il doit aussi veiller à la qualité des services et à une bonne organisation qui permet de rationaliser de sorte à réduire les coûts et améliorer les prestations. Il dot aussi se désengager au profit de services publics spécialisés autonomisés, responsabilisés et contractualisés. etc. Le problème est que l'Etat algérien est généralement mal organisé, mauvais mobilisateur et des compétences, mauvais organisateur puisque bureaucratique, autoritaire et non soumis au contrôle si bien que toutes ses actions, prestations et responsabilités sont faussés par des surcoûts, désordres divers et non e-responsabilisation des acteurs (services administratifs, services publics, parents en l'occurrence, corps professionnels de l'école, ONG, organisations diverses,..).Les impératifs sont nombreux et liés: réformer en introduisant les principes de transparence des coûts, de rationalisation et de modernisation des prestations et services, responsabilisation, contractualisation entre Etat, Ecole, parents et corps sociaux dont les personnels de l'éducation, etc; préparation d'une réforme associant tous les acteurs sur la base d'études rapides mais de qualité, s'inspirer des modèles et exemples des pays développés mais aussi de certains pays du sud dont lUnion Indienne, l'Afrique du sud, la Tunisie etc.