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Publié par Saoudi Abdelaziz

Un 5è mandat présidentiel pour Bouteflika ou un Premier ministère pour Chakib Khelil. Ces informations récurrentes semblent jouer le rôle de repoussoir, pour faire accepter avec soulagement, par un effet réactif, le moment venu, les castings du système.

Ce matin, on nous donne du fake-news à moudre. Un quotidien titre sur une interrogation : Ouyahia reçu par Bouteflika? La journaliste branchée El Mouradia écrit "Curieusement, l'information faisant état du déplacement de Ouyahia, à Zéralda, pour être reçu par Bouteflika, a été susurrée en même temps que celle indiquant que Chakib Khelil est revenu de voyage, ce même vendredi".

Dans tous les cas, ces fake-news rémanentes commentées complaisamment par les chroniqueurs, donnent au paysage politique officiel, cette couleur de vomissure qui ne semble pas étrangère au curieux coup de blues d'un économiste marxiste décrivant les phénomènes de société "qui nous condamnent à observer les trains de l’avenir qui passent en se contentant de commenter de maugréer de rager, de tenter de casser le jeu ; c’est triste".

"le robinet est tari"

"Une première remarque : le robinet est tari", note Arezki Metref après sa visite au Salon du livre Sila. Il précise : "Par rapport aux années précédentes, on sent que moins de fric circule dans la sphère du livre. Les éditeurs locaux semblent avoir nettement moins publié, les subventions diverses ayant été réduites, voire supprimées. Mais le plus spectaculaire à remarquer, surtout lorsqu’on passe au Salon un vendredi, c’est la raréfaction de ces badauds traînant d’énormes sacs de livres, le plus souvent religieux, qu’ils viennent d’acquérir. Moins de fric qui circule, oui, donc moins de tout !"
 

"Une envie de revanche"

Juba Rachid, rapporte dans Reporters-dz l'état d'esprit des gens de Batna avant les élections locales :

" Il y a comme une envie de revanche, et mêmes les anciennes méthodes des partis, tribalisme, influences, copinage, ne semblent pas donner de résultats, du moins pour le moment. Vient s’ajouter une stratégie de communication archaïque et contre-productive. Des affiches aux allures de l’époque du western, qui ressemblent à des avis de recherche dans l’intérêt des familles. Photographie d’identité agrandie, sans imagination aucune, souvent en trichant sur l’âge du candidat ! Sur d’autres, et elles sont nombreuses, ce sont les mêmes qui reviennent depuis des années, avec le fameux slogan « Mir ou rabi kbir », nous disent les passants. On ne fait pas mieux dans les zones rurales, où ouvertement les jeunes appellent au boycott des urnes et se moquent des candidats, dont certains semblent être en total déphasage avec l’actualité et mentionnent des slogans de campagne des années 1970, à l’époque du parti unique. Dans certaines communes, les affiches ont été arrachées sitôt collées, dans d’autres villages, ce sont les panneaux qui ont été déboulonnés, à l’exemple de Sefiane, Barika ou encore Chemora.

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