Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

Photo DR

A l'étage inférieur de l'actualité, des correspondant locaux laissent percer au compte-goutte la dure existence des humbles. D'Oran à El Tarf en passant par Khenchela le sujet du jour ce matin : quand on n'est pas bien pourvu, et que l'Etat est occupé ailleurs, comment faire réussir les enfants à l'école?

"Que se passe-t-il dans les écoles oranaises? écrit Wahib Aït Ouakli reprenant un rapport de la commission éducation de l'APW d'Oran. Le midi, 55% des enfants des zones rurales ne mangent pas à leur faim. Des cas avérés ont été relevés dans une école implantée dans le quartier géant et populaire de Sidi El Bachir et à l'école Yahiaoui de Bir El Djir, deux localités situées à l'entrée est de la ville d'Oran. Le même constat a été relevé dans l'école de cap Falcon et l'école Mohamed Belarbi. "

Ventre vide et classes surchargées.

Le correspondant local note que "des dizaines d'enseignants ayant pris leurs fonctions se sont rendus compte qu'ils auront à suer en enseignant quotidiennement à 45 ou 50 élèves par classe". Dans ce domaine, il n'y aura pas de jaloux . Le phénomène de surcharge touche des écoles implantées dans les localités déshéritées comme El Karma, Oued Tlélat et les vastes quartiers populaires d'El Hassi et Sidi El Bachir. Le même problème a été relevé dans la très riche commune de Bir El Djir, mitoyenne de celle abritant le chef-lieu de la capitale de l'Ouest, Oran-ville". On relève " les retards accusés dans la livraison de plusieurs établissements scolaires dont les travaux sont en chantier, notamment dans les localités de Nedjma (ex-Chetaibo) dans la commune de Sidi Chahmi, El Karma, El Hassi etc. En attendant des jours meilleurs, les enfants scolarisés sont appelés à s'entasser en classe".

10 kms à pied...

Les écoles des quartiers populaires concentrent d'autres handicaps : "la majeure partie de ces élèves des zones enclavées sont obligés de parcourir à pied de longues distances pour rallier l'école."

Confrontés à la mhttp://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif ême situation, à l'autre bout du pays, dans la wilaya d'El-Tarf,  des collégiens de la localité d'EL Faid, ne voyant pas venir, pour la deuxième journée consécutive, le bus devant les transporter vers leur  CEM, situé à 8kms , ont pris le taureau par les cornes. Lundi matin, Ils bloqué la RN 44 pour protester contre cette absence du transport scolaire. Le correspondant local de l'Expression rapporte : "Ces jeunes collégiens qui avaient placé des blocs de pierres n'arrêtaient pas de fulminer contre ce qu'ils considèrent de l'irrespect et de la non-considération envers cette frange d'élèves dont les parents aux revenus modestes n'ont pas de voitures. Et de poursuivre que pour chaque retard, on les oblige à ramener leurs parents, sans oublier les cours qu'ils doivent rattraper".

Les habitants du village Ouled Tamrabette, à 30 km de Khenchela, dénoncent aussi l’indisponibilité du transport scolaire. La correspondante de Liberté, Siham Boughediri rapporte leurs propos : “Après leur sortie de l’école vers 17h, nos enfants sont contraints d’attendre les transports en commun sous la pluie, et le froid glacial de cette région en hiver”, déplorent-ils. L'absence de transport scolaire est d'autant plus insoutenable avec la flambée des tarifs de transport privés. Une jeune veuve confie: “J’ai quatre enfants scolarisés, je dépense 200 DA chaque jour, rien que pour leur transport".

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article