Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Ces deux "fortes personnalités" occupent les médias. A l'heure où l'avenir politique du pays est en gestation, les conservateurs du système qui préparent la continuité sous d'autres formes, font leur beurre des interventions intempestives de l'un et de l'autre.

Boukrouh appelle les Algériens à changer de système en cliquant sur internet, et les détourne délibérément des alternatives politiques unitaires réelles qui sont en train de mûrir.

Le second, appartenant au sérail malguiste depuis l'indépendance, affublé complaisamment dans les médias de l'étiquette d'athée communiste, à l'instigation des géomètres du système, contribue par sa curieuse obsession sectaire ultra-patriotique, à marginaliser la gauche marxiste algérienne à laquelle il est indûment apparenté. 

Sous le titre "L'Univers a un nouveau centre : Noureddine Boukrouh", Abed Charef analyse ce matin l'intervention violente de Boukrouh contre l' appel de trois personnalités politiques s'opposant à un cinquième mandat de Bouteflika:

"Ce type d’attitude n’est pas nouveau chez M. Boukrouh, qui a une très haute idée de sa pensée, de ses écrits, et de la place qu’il devrait occuper dans l’histoire du pays. Oubliant qu’il a été ministre avec le président Abdelaziz Bouteflika, il a utilisé des mots choquants pour parler du chef de l’Etat, n’hésitant pas à dire que c’est un « malade mental ».

Plusieurs polémiques l’ont également opposé à M. Saïd Saadi. Invité à assister au premier congrès du RCD, en décembre 1989, il avait, peu après l’ouverture des travaux, improvisé un point de presse pour dire que le RCD lui avait piqué son programme! Il avait alors créé un incident alors qu’il était simple invité.

Il y a un mois, M. Boukrouh avait soutenu, mordicus, qu’il avait réuni les candidats à la présidentielle de 1995, dont Saïd Saadi, pour les inviter à se retirer pour protester contre la décision de Liamine Zeroual de briguer la magistrature suprême. Trois années plus tard, il avait participé à la cabale contre le président Zeroual, et il reste convaincu qu’il a joué un rôle essentiel pour pousser Zeroual à la démission.

Chez les anciens du PRA (Parti du Renouveau Algérien), qu’il a créé lors de l’ouverture de la fin des années 1980, les avis sont d’une extrême violence. Zoheir Hamedi, un ancien cadre du parti, est tranché : il le qualifie d’imposteur. « J’ai eu la malheureuse occasion de voir comment il se faisait manipuler par le général Toufik. Il a vendu le parti pour des promesses de postes et de sièges à l’assemblée. Il a fermé les yeux à la fraude électorale des élections législatives de juin 1997. J’en suis personnellement témoin », écrit-il, ajoutant que « c’est une personne dépourvue d’honneur et de principes ». Texte intégral : Le Quotidien d'Oran

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article