Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Le gaz de schiste pour sortir de la crise ? «Une fumisterie» selon Sid Ahmed Ghozali

Ancien Premier ministre, Sid Ahmed Ghozali fut PDG de Sonatrach de 1966 à 1977.

"L'annonce relative au gaz de schiste est une autre fumisterie présentée comme une sorte de deuxième idée « de génie » (après la planche à billet, ndlr), qui serait propre à compenser les pertes de revenus pétroliers. Or, dans l'état actuel de nos connaissances, nous sommes bien loin d'avoir accumulé des données déterminantes relativement aux conditions sine qua non qui président à une exploitation des gaz et pétrole de schiste : une masse critique des réserves exploitables et une garantie crédible contre les risques de détérioration des nappes d'eau fossile (nappes albiennes). Quand les recherches auront abouti, que leurs résultats valideront l'exploitabilité de ces ressources et établiront leur faisabilité technico-économique, il faudra alors quinze à vingt ans pour passer à la phase de production significative.

En d'autres termes, il est décidément farfelu de croire et faire espérer à un éventuel accroissement de nos revenus à partir des réserves de gaz de schiste avant 2030. Encore faut-il ajouter que les capitaux disponibles pour assurer notre avenir énergétique et alimentaire, quelle que soit leur importance, ne sont jamais illimités.

 Il va sans dire que les ressources disponibles iront en priorité à des secteurs, qui sont en concurrence favorable, plus immédiatement accessibles et prioritaires par rapport au gaz de schiste. Ces secteurs sont au nombre de cinq : le développement des énergies fossiles conventionnelles trouvées et à trouver, la rationalisation de leur usage, le développement des énergies renouvelables, la mise en valeur des ressources en eau au sud et au nord du pays, pour une extension massive des terres irrigables, le secteur du renforcement des instruments de base de la bonne gouvernance". Extrait de l'interview publiée dans Le Point.fr

"Au moins Sellal faisait rire"

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif Un article de Ghania Oukazi est placé ce matin à la une du Quotidien d'Oran sous le titre "Discours politique et paix sociale: Cafouillage au sommet". La révélation commence ainsi: "La direction de la Sécurité intérieure a été destinataire récemment, d'un document mettant en évidence les effets dangereux que le discours de Ahmed Ouyahia pourrait avoir sur la société, à travers l'ensemble du pays". "Il lui est reproché d'envenimer la situation sociale, déjà très fragile"...confient les "sources". «La présidence de la République a, immédiatement et fermement, rappelé à l'ordre le Premier ministre,» affirment-elles. Un peu plus loin Ghania Oukaci note : "L'on avance, même, qu'en haut lieu, l'on regrette le temps où Sellal utilisait le mot pour rire pour parler de la crise financière du pays. «Les citoyens l'apprécient pour son oreille d'écoute, sa sympathie et son humeur, même quand il évoque des dangers, il en sort une blague qui, très souvent, sert la paix sociale,» est-il avancé à propos de celui qui semble s'être placé «en réserve de la République».

La journaliste fait partie de la petite élite accréditée  aux "sources" de l'un ou l'autre des centres de décision. Pendant la période (avant le 4ème mandat) d'intense jaillissement des "sources" contradictoires, Ghania Oukazi était branchée présidence-tendance Sellal, face à Salima Tlemçani sa consoeur d'El Watan qui était alimentée par le DRS.

Ce matin dans un article d'El Watan, sous le titre Tiguentourine : Qui a financé les terroristes?  Salima Ghezali fait le point de l'affaire de l'attaque de Tiguentourine de janvier 2013,  actuellement examinée par la chambre d’accusation près la cour d’Alger. Elle écrit : "L’enquête judiciaire est restée cependant muette sur l’implication du Qatar dans le financement de cette opération". Le juge algérien aurait du selon elle prendre en compte les "révélations" de médias des Emirats arabes unis qui ont commenté des " documents du renseignement américain datant de 2014", rendus publics en juin dernier au plus fort de la guerre américano-saoudienne contre le Qatar.

Salima Ghezali conclut sur "le mystère de ce terroriste qui était en prison et qui s’est retrouvé parmi les auteurs de l’attaque, disparus dans la nature". 

"Une police maritime pour traquer les harraga"

C'est le titre dans l'Expression, l'organe privé-indépendant du gouvernement, lequel veut faire aussi bien que la Libye. La décision serait motivée non par la volonté de faire plaisir aux pays de la rive nord, mais, prétend la journaliste de service,  pour faire face à "la saignée du réservoir de sa jeunesse". On peut lire :"Selon une source proche du dossier, le projet de création de sections de police maritime, devant regrouper des brigades composées des éléments des gardes-côtes, la Gendarmerie nationale et les douanes algériennes, n'attend que l'aval du président de la République".

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article