Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Le gouvernement crée un organisme de contrôle du mouvement revendicatif

C'est une sorte de police de la Paix sociale qui vient d'être mise en place avec "La Commission interministérielle de suivi des conflits collectifs du travail", qui a tenu sa première réunion.

Voici la composition et les prérogatives de cet organisme selon la dépêche de l'APS qui rend compte de l'événement:

"La commission a pour mission de prévenir les conflits collectifs et de proposer des mécanismes susceptibles de contribuer à leur règlement à travers l'explication des dispositions législatives et organisationnelles sujets de désaccord et la facilitation de la collecte et de l'échange d'informations et des statistiques relatives aux conflits.

Des cellules de wilayas présidées par les walis ont été créées et chargées des mêmes missions attribuées à la commission au niveau national.

La commission compte dix départements ministériels en sus de la Direction générale de la fonction publique, à savoir, les ministères du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, de l'Intérieur, des collectivités locales et de l'aménagement du territoire, de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de la Formation et de l'enseignement supérieur, de la Santé, de la population et de la réformes hospitalière, de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition féminine, de l'Industrie et des mines, de l'Energie et des Finances.

La composante de la commission pourrait être élargie à d'autres secteurs en cas de besoin. Celle-ci peut faire appel à toute partie pour contribuer à l'accomplissement de ses missions.

En installant cette nouvelle machinerie, Mourad Zemali, le ministre du Travail, affirme que l'activation de la commission interministérielle "ne signifie en aucun cas que nous rejetons le droit syndical et le droit des travailleurs à défendre leurs droits dans le cadre de la loi, d'autant que ces droits sont garantis par la Constitution".

Le ministre révèle que le champs d'action de ce nouvel organisme concerne prioritairement " les secteurs sensibles qui touchent directement à la vie quotidienne du citoyen".

La liste des secteurs et entreprises placés ainsi sous haute surveillance n'est pas précisée. Le ministre annonce simplement la mise en place de "mécanismes" pour "faciliter la circulation de l'information et la saisine de la commission sur tous les cas de litiges".

Source : APS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article