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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Air du temps. A Ain-Defla, les salariés viennent d'engager la grève de la faim pour que la raffinerie de sucre se remette enfin à fonctionner. A l'APN, des députés inscrits pour discuter du Plan gouvernemental sont nombreux à déserter la séance.

Les gouvernements ne veulent pas ennuyer M. Berrahal

En septembre, nouvelles actions des salariés de la raffinerie de sucre de Sidi-Lakhdar (Ain-Defla) pour sauver leur emploi et leur usine, donnée au groupe Berrahal, il y a quelques années lors d'un des plans de privatisation engagé par l'un des gouvernements Ouyahia.

De trois mois en trois mois, Berrahal met les ouvriers au chômage technique. Les salaires commencent à être rogné depuis juillet. La menace de fermeture est naturellement perçue comme imminente

Après une marche de 20 kms, de la raffinerie au siège de la Wilaya. Encore une fois, le wali a fait des promesses sans lendemains. Les salariés ont décidé d'entamer une grève de la faim.

Jusqu'ici, ni le gouvernement, ni l'UGTA de Sidi Saïd n'ont réagi à la menace de fermeture imminente de la raffinerie de sucre.

Dans une note récente adressée aux parlementaires de son parti, Ahmed Ouyahia les appelle à protéger les hommes d’affaires, «bâtisseurs de richesses» et «pourvoyeurs d’emplois». Il les exhorte à mettre en avant les réussites de ceux qui «réinjectent» les crédits accordés par l’Etat, dans le circuit économique. Est-ce le cas de Berrahal?

Le personnel de la raffinerie avait été mis au chômage technique sous le prétexte de «remise à niveau et de rénovation des équipements". Avec promesse de redémarrage de l’usine avec la reprise de tout le personnel. De période en période trimestrielle, aucune opération de rénovation de l’usine n’a encore été entamée à ce jour.

Selon le collectif syndical, «le groupe Berrahal a ourdi cette affaire pour soutirer des crédits, crédits qui n’ont pas servi à mettre à niveau notre usine mais d’achever celle qu’il a réalisée à Oran, ce n’était donc qu’un subterfuge». Certains salariés s'interrogent : «Le groupe Berrahal serait-il au-dessus des lois ?»

Les députés boudent.

"Les députés se sentent-ils maltraités en constatant qu’en quelques mois à peine, ils en sont à la deuxième présentation d’un plan d’action gouvernemental ? Le premier, présenté par Abdelmadjid Tebboune, avait été adopté sans surprise et celui exposé dimanche par Ahmed Ouyahia ne connaîtra pas un sort différent. Il sera avalisé. Alors, doivent penser certains députés, et ils sont peut-être nombreux, à quoi bon débattre ?" (Algérie-Patriotique)

"Boudaoud Abdelyamine, du FLN, estime ainsi que le contenu du document objet de débat est une «photocopie» des plans d’action présentés à l’Assemblée par les différents Premiers ministres. «Nous aurions souhaité,  avant la présentation de ce plan, connaître le bilan ou l’évaluation des plans d’action  des prédécesseurs d’Ouyahia et ce, pour pouvoir faire une comparaison avec l’actuel document. L’élaboration d’un plan d’action doit prendre en considération les précédents afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs», explique le député du FLN qui, allant droit au but et parlant haut et fort, précise que le FLN est contre le financement non conventionnel. «Au FLN, nous sommes contre le recours à la planche à billets. Il y a d’autres  mécanismes pour sortir le pays de la crise tout en préservant la souveraineté nationale, comme l’absorption de l’argent de l’informel, la lutte contre la corruption. Nous nous opposons à l’augmentation des taxes», tranche ainsi Boudaoud. (El Watan)

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