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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les cabinets extérieurs règnent au Maroc

"L’Etat ne peut confier sans risque la conception de son action à des cabinets extérieurs — encore moins étrangers, écrit l'éditorialiste du journal marocain Tel Quel  Comme dirait un ministre technocrate et avisé : “Je refuse de sous-traiter mon cerveau.” L’exemple du tourisme est à cet égard éloquent. Un premier grand cabinet a conseillé de multiplier les stations balnéaires. Face au fiasco de cette première stratégie, un deuxième a préconisé tout le contraire, en se concentrant sur les destinations à forte renommée comme Marrakech. Tout cela sans concertation publique, sans débat ni avec les acteurs du secteur ni avec les élus. Et sans implication du personnel ministériel, laissant tout un département stratégique incapable de présider à sa destinée. Sur la stratégie aérienne, là encore une cacophonie se profile. Selon nos informations, les conseils de développement délivrés à la compagnie aérienne nationale par un grand cabinet de conseil de la place sont en contradiction avec ce que d’autres conseillent à l’Etat (...).Mais où est l’Etat et sa vision ? Et qui peut la penser et la formuler ? Le vide laissé par l’Etat et occupé par ces cabinets devrait être comblé par un vivier de compétences au sein de l’administration. La haute fonction publique doit attirer des talents en revoyant ses critères de recrutement et d’évolution. Il en va de sa survie. Un fonctionnement sain de l’Etat exige que ce dernier soit à l’écoute. Qu’il soit conseillé, oui. Mais à charge pour lui de définir la vision et le cap à prendre. De reprendre le contrôle de son cerveau".

Les syndicats ne se laissent pas faire en Tunisie

Contrairement à son confrère algérien Sidi Saïd branché sur "le programme de Bouteflika", Noureddine Tabboubi, leader de la centrale syndicale UGTT met la défense du pouvoir d'achat des salariés en tête de ses préoccupations. Il a déclaré hier que "la couche sociale démunie ne doit pas supporter le déficit budgétaire et la conjoncture difficile après la détérioration de son pouvoir d'achat".

Pour le secrétaire général de l'UGTT "la mauvaise gestion et le manque d’expérience sont la cause réelle du déficit budgétaire et non la hausse du volume des salaires comme on essaie de le faire croire". Il a appelé à cet égard à créer des ressources capables d'impulser le développement et promouvoir l'économie.

"La situation actuelle en Tunisie exige la franchise, la détermination et une union nationale fondée sur une politique de réforme et des programmes clairs non un artifice d'union et de slogans creux", a-t-il ajouté.

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