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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Ahmed Fattani, le directeur de l'Expression révèle ce matin que c'est Ahmed Ouyahia qui a écrit au Premier ministre au nom du président de la République: "Selon des sources informées, on a appris que le président de la République, par le biais de son directeur de cabinet, a sévèrement rappelé à l'ordre le Premier ministre désavouant ainsi franchement sa démarche". Cette lettre distribuée aux médias proches de Saïd Bouteflika  fournit le carburant de la violente campagne médiatique contre le Premier ministre Tebboune.

 

"Ni les services du Premier ministère ni ceux de la Présidence ne confirment ni infirment l’existence d’une correspondance recadrant le Premier ministre", note Hacen Ouali, le commentateur politique d'El Watan qui ajoute :

"Par ailleurs, des sources concordantes assurent que «le chef de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, aurait ‘‘instruit’’ le Premier ministre, depuis quelques jours déjà, de mettre un terme à la situation née des décisions du gouvernement» ! "Difficile à vérifier" note le journaliste."

Selon le directeur de l'Expression qui affirme avoir lu la fameuse lettre, Ouyahia écrit à Tebboune:  «Le président de la République vous fait savoir aussi que toute violation de la loi ou de la réglementation, y compris par des opérateurs économiques, doit être traitée dans le respect des textes et par les voies prévues à cet effet, mais, en tout état de cause, sans publicité inutile.»

Evoquant les action de contrôle et de vérification menées par des institutions de l'Etat sur les mécanismes d'action des "forces de l'argent", le directeur de cabinet enjoint de les arrêter:

«Le président de la République vous instruit d'ordonner aux départements ministériels concernés de mettre immédiatement un terme à ces initiatives qui sont un véritable harcèlement des opérateurs nationaux.»

Tirs croisés

L'Expression et Ennahar qui ont la ligne directe avec El Mouradia sont les plus féroces.  Mais les tirs de barrage sont nombreux. Même Algérie-Patriotique, proche du général Nezzar, qui a un faible pour Ouyahia  s'y met. Il titre :"Pourquoi il faut transcender les divisions et sauver le pacte social". Fatiha Mez conclut s'adressant à Tebboune : "Est-il judicieux de privilégier les sujets qui divisent quand l’heure est à l’union ?"

"Tirs croisés" titre l'éditorial du quotidien Liberté. Hamid Saïdani écrit :

"Il suffit de survoler la littérature étalée depuis hier, notamment dans les colonnes de certains journaux et sur les sites électroniques pour comprendre que la guerre est désormais ouverte contre une cible, une seule, en effet, qui nécessite un tir croisé pour en venir à bout. Il va sans dire que ce spectacle désolant qui se déroule sous les yeux d’une opinion publique estomaquée et de chancelleries étrangères médusées donne une image affligeante du pays".

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif Evoquant "les informations rapportées par certains sites électroniques et organes de presse" Moncef  Wafi note dans son éditorial du Quotidien d'Oran : "Cette sortie ne peut que contribuer à formaliser cette idée reçue, donnant du Premier ministre l'image d'un communiste fou et dangereux, le couteau entre les dents, prêt à trucider les hommes d'affaires algériens.

Aujourd'hui, on reproche au Premier ministre d'avoir mis ou essayé de mettre un terme à une prédation de l'argent public. En imposant des licences d'importation, Tebboune savait qu'il ne s'attaquait pas seulement à un clan «mafieux» selon sa propre expression du temps où il était ministre du Commerce par intérim, mais à des intérêts étrangers".

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