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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'éviction de Abdelmadjid Tebboune  va-t-elle mettre fin à la levée de masse silencieuse des douaniers, des agents du fisc, et des autres services de l'Etat algériens plus que jamais confrontés aux méthodes obliques qui permettent aux prédateurs de contourner l'état de droit, d'imposer leurs intérêts personnels et d'humilier les gens honnêtes.

Pour un commentateur, Tebboune "était quasiment suspendu dans le vide, sans parachute, dans une démarche politique totalement suicidaire". C'est vite dit. Mais peut-on penser que la présence de Tebboune à la tête du gouvernement exprimait la prise en compte des signaux multiples indiquant  l'évolution de l'état d'esprit des cadres et de agents des services publics ?

Peut-on refusé de penser que la corruption et le chantage ont définitivement  détruit "l'esprit de service public" dans la machinerie de l'Etat algérien?

En février dernier, un autre commentateur écrivait sous le titre Le testament de Bakhti Belaïb: "Les milieux de l'argent, qu'il côtoyait au quotidien, n'avaient pas de prise sur lui".

Il notait en même temps : "Formé dans une tradition bureaucratique en vigueur dans les années 1970 et 1980, il n'a pu, de par son itinéraire personnel, se départir totalement de cette vision selon laquelle l'administration devait veiller à ce que les plus démunis ne soient jamais privés de l'essentiel." Je commentais ainsi Le testament mutilé de Bakhti Belaïd :"Quelle conception du rôle de l'Etat et de l'administration a bien pu inspirer la conviction du défunt qu'il faut combattre les surprofits des concessionnaires et autres importateurs qui privent l'Etat des moyens d'agir au profit du pays et des plus démunis? Mais aussi pourquoi appelait-il, à la veille de sa mort, à mettre en cause les rapports inégaux que l'OMC veut nous imposer? Recommandation testamentaire que Abed Charef oublie de mentionner dans sa lecture du testament".

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