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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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L'actuelle poussée de fièvre contestatrice organisée par la centrale syndicale et par Sidi Saïd en personne intrigue les observateurs. Sidi Saïd qui trouble la paix sociale dont il s'affirme le gardien, c'est une rareté. Mais peut-être se sent-il trahi..

Mokrane Ait Ouarabi revient dans El Watan sur " la genèse du conflit"

"Le conflit qui oppose actuellement la Fédération nationale des travailleurs de la poste et des télécommunications au ministère de tutelle est intimement lié à l’affaire de la gestion des œuvres sociales d’Algérie Poste et d’Algérie Télécom. La révélation à la presse d’un rapport de l’Inspection générale des finances mettant en cause la gestion des œuvres sociales des deux entreprises du secteur depuis 2003 a soulevé une tempête au sein de la Fédération (...). Le rapport de l’IGF, comme le souligne une correspondance de la ministre des Télécoms, «a révélé des irrégularités et des anomalies graves, dont certaines sont passibles de qualifications pénales» (...).

Ce conflit ouvert entre Abdelmadjid Sidi Saïd et la ministre des PTTM est loin d’être un problème de déficit de dialogue. C’est beaucoup plus complexe que cela. Une affaire à suivre".

De son côté, l'article de Salima Tlemçani aboutit à cette conclusion :

"Entre les avis des uns et ceux des autres, il y a anguille sous roche. Le bras de fer entre la centrale syndicale et la ministre Houda-Imane Feraoun dégage une forte odeur d’argent. Visiblement, le contrôle des fonds de la mutuelle et des œuvres sociales appartenant aux 45 000 travailleurs du secteur des télécoms est l’enjeu majeur de ce conflit qui oppose la ministre à l’Ugta".

En mai 2011, j'évoquais la contrepartie offerte à la centrale syndicale en échange du rôle de "Gardien de la paix sociale." sous le titre Sidi Saïd : « Touche pas à mon gâteau » :

"L’une des principales préoccupations de l’appareil de l’UGTA est actuellement de garder le contrôle des mutuelles et des œuvres sociales. Ces organismes censés améliorer la protection sociale,  constituent leur garde-manger et une réserve de privilèges pour l’establishment (voyages et soins à l’étranger et pas seulement à la Mecque, prêts divers, etc.) mais aussi le cas échéant de liquidités pour les banquiers (Affaire Khalifa Bank).  

La montée des syndicats autonomes a commencé à remettre en cause ce monopole, notamment dans les œuvres sociale de l’éducation nationale, qui pourraient renouer avec la tradition imprimée, au lendemain de l’indépendance, par le regretté Mohamed Farès, secrétaire général de la FTEC. Le contrôle de ces institutions  paritaires avait été concédé par le régime, dans le cadre d’un deal "gagnant-gagnant" conclu de longue date entre la bureaucratie de l'UGTA et le pouvoir, en échange de la paix sociale."

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