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Publié par Saoudi Abdelaziz

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"Les pharmaciens d’officine menacent de recourir à une grève nationale en cas de suspension de l’article 27 du décret 09-396 du 24 novembre 2009 portant sur le conventionnement avec les Caisses de sécurité sociale», indique un communiqué rendu public hier par le Syndicat national des pharmaciens d’officine. El Watan qui rend compte de la levée de boucliers des pharmaciens d'officines ne précise pas que grâce à cet article 27, L’organisme de sécurité sociale verse une majoration de 10% du montant de l’ordonnance lorsque le pharmacien dispense, pour l’intégralité des médicaments prescrits, des produits dont les prix sont inférieurs ou égaux aux tarifs de référence. Cette majoration est portée à 20% en cas de dispensation intégrale de produits fabriqués au niveau national. Cela fait une jolie rente assurée par la sécurité sociale. De son côté, dans une opinion parue dans Le Quotidien d'Algérie, Fatma A. analyse ainsi le sens de cette levée de bouclier : "Comme ces gens nous prennent pour des imbéciles, leur vice-président ajoute toute honte bue que : «La situation est grave, très grave même. La suppression des incitations risque de provoquer une réaction que nul ne peut mesurer au sein de la profession». Pour défendre leur somptueuse rente,  ils menacent de recourir à une grève nationale rien que ça".

Ils menacent de faire grève

Les pharmaciens montent au créneau

Par Abdelkrim Mammeri, 29 juin 2017. El Watan

Le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) met en garde contre la suspension d’un article portant sur le «tiers payant». Il compte se réunir le 1er juillet en session extraordinaire pour examine la question.

Les pharmaciens d’officine menacent de recourir à une grève nationale en cas de suspension de l’article 27 du décret 09-396 du 24 novembre 2009 portant sur le conventionnement avec les Caisses de sécurité sociale», indique un communiqué rendu public hier par le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo).

Le bureau national du Snapo compte se réunir, le 1er juillet, en session extraordinaire pour examiner cette question, précise le vice-président national du syndicat, Abdelhak Zefizef. «Aujourd’hui, le Snapo ne peut cautionner une mesure qui causera la faillite de la profession et provoquera une grogne générale et nationale», explique-t-il.

Le décret en question avait été élaboré, rappelle le Snapo, pour réformer le tiers payant, mais aussi pour introduire des mesures incitatives pour l’encouragement du générique et de la production nationale. Il a également permis le transfert de la prise en charge des assurés sociaux vers les officines constituant, de ce fait, une énorme charge administrative et sociale pour les pharmaciens.

«D’énormes dépenses ont été engagées, en sus du recrutement et d’au moins 45 000 personnes par les officines, ajoute M. Zefizef. Le décret 09-396 est venu, à travers certaines dispositions, compenser partiellement toutes ces charges et contraintes financières.» Dans ce décret, la mesure phare et la plus importante pour les pharmaciens conventionnés est celle qui consiste à attribuer l’incitation sur la valeur du produit (art-20).

C’est une mesure, souligne M. Zefizef, qui  a contribué grandement à l’épanouissement de la production nationale, l’encouragement de l’investissement et à la réalisation d’énormes économies pour les Caisses de sécurité sociale. Selon lui, la production nationale couvre en valeur 50% du marché national depuis d’application de ce décret. Or, depuis l’annonce faite par la CNAS et la Casnos de revoir cette disposition, «cette croissance a fortement ralenti en 2016 et 2017», révèle-t-il.

Face à cette situation, des contacts directs ont été établis par le Snapo avec ces deux caisses et deux réunions présidées par le secrétaire général du ministère du Travail ont été tenues entre janvier et avril 2017. «Au vu du déroulement des discussions, le bureau national exprime sa plus grande inquiétude quant aux résultats qui sont très peu prometteurs. Nous n’avons décelé aucune volonté d’aboutir à un compromis tenant compte des retombées dramatiques que cette mesure va entraîner pour l’économie nationale et pour l’avenir immédiat des pharmacies», s’inquiète M. Zefizef.

3600 officines risquent la faillite

D’après lui, la suppression des mesures incitatives entraînera, inéluctablement, la fermeture directe de plus de 3600 officines, la résiliation inévitable du tiers payant par au moins 5500 pharmaciens et freiner les investissements dans l’industrie pharmaceutique. «La situation est grave, très grave même. La suppression des incitations risque de provoquer une réaction que nul ne peut mesurer au sein de la profession», avertit M. Zefizef.

Pour Kadi Latrèche, pharmacien à la rue de la Paix, dans la ville de Sidi Bel Abbès, l’une des conséquences probables de la suspension de l’article 27 du décret 09-396 sera l’abandon de la promotion du médicament générique au profit des molécules-mères, bien plus onéreuses. «Pour éviter la faillite pure et simple, beaucoup de pharmaciens seront contraints de faire du chiffre en supprimant des emplois ou en favoriser la commercialisation des molécules-mères, deux à trois fois plus chères que le générique», a-t-il déclaré.

Ce sont les couches les plus défavorisées qui supporteront cette différence de prix étant donné que le tarif de référence est supporté par l’assuré, fait-il remarquer. Les retraités et les personnes démunies «seront durement affectés par ce réajustement des prix», prévient-il.

Service public

Outre le fait d’avoir facilité la prise en charge et le remboursement du patient, M. Latrèche rappelle que le système du tiers payant a permis de réaliser des économies substantielles, tout en ramenant les marges bénéficiaires des pharmaciens de 40 à 20%. «Les pharmaciens ont accompli un travail gigantesque consistant à changer les habitudes thérapeutiques des patients, avec le recours presque systématique au générique», souligne-t-il, Son collègue, Tabet Derraz Mourad, estime que la suppression de l’article 27 du décret suscité mettra en péril, inévitablement, le fragile équilibre financier des officines qui assurent une mission de service public dans les petites villes et les communes de l’arrière-pays.

«Il est important de préciser qu’une pharmacie n’est pas un simple commerce, mais un maillon important du système de santé publique», soutient-il. Pour lui, la suppression des mesures incitatives intervient au moment où le train des réformes du système de conventionnement est mis sur les rails.

En effet, la liquidation et la saisie des feuilles de maladie, le traitement des vignettes, sans compter les nouvelles missions que ces caisses veulent imposer aux pharmaciens (activation des cartes Chifa et consultation de l’historique des consommations des assurés sociaux)  sont autant de tâches désormais dévolues aux pharmaciens.

«C’est pour soi-disant assurer leurs équilibres financiers que les caisses d’assurance veulent supprimer ces incitations. C’est incompréhensible et tout simplement inadmissible après tant d’efforts et de sacrifices de la part des pharmaciens ayant appuyé toutes les réformes engagées depuis des années», constate M. Tabet Derraz.

Source : El Watan

Menace de grève des pharmaciens : Opinion

Par Fatma A., 1er juillet 2017. Le Quotidien d'Algérie

A croire le vice-président du syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) : « la suppression des mesures incitatives entraînera, inéluctablement, la fermeture directe de plus de 3600 officines, la résiliation inévitable du tiers payant par au moins 5500 pharmaciens et freinera les investissements dans l’industrie pharmaceutique ». Quel grand malheur ! Une catastrophe nationale, on devrait donc tous sans exception et sans attendre accourir pour sauver nos «pauvres» pharmaciens de cette mort certaine.

Comme ces gens nous prennent pour des imbéciles, leur vice-président ajoute toute honte bue que : «La situation est grave, très grave même. La suppression des incitations risque de provoquer une réaction que nul ne peut mesurer au sein de la profession».

Pour défendre leur somptueuse rente,  ils menacent de recourir à une grève nationale rien que ça.

Voyant maintenant de quoi s’agit-il exactement.

D’abord vous avez remarqué que ce monsieur cite l’article 27 du décret 09-396 du 24 novembre 2009 sans donner son contenu afin que les lecteurs prennent connaissance. C’est un peu comme le magicien ou le prestidigitateur qui par des truquages, produit des illusions, en faisant disparaître, puis apparaître, certains objets sous nos yeux ébahis. En fait, le magicien avec sa dextérité attire notre regard et donc notre attention vers un coté pendant qu’il nous concocte un coup de l’autre coté.

Alors examinons d’abord l’article en question et voyons ce que ce monsieur nous cache c’est-à-dire le pot au roses.

 Article 27. L’organisme de sécurité sociale s’engage à verser une majoration de 10% du montant de l’ordonnance lorsque le pharmacien dispense, pour l’intégralité des médicaments prescrits, des produits dont les prix sont inférieurs ou égaux aux tarifs de référence.

Cette majoration est portée à 20% en cas de dispensation intégrale de produits fabriqués au niveau national.

Voilà donc ce que ces « pauvres officines » risquent de perdre, un filon, une source inépuisable d’argent sans le moindre effort et garantie par l’Etat. Cette rente de la honte est acquise au détriment de la santé des pauvres travailleurs qui ont cotisé toute leur vie pour avoir droit à des soins décents et de qualité.

De connivence avec l’organisme de sécurité sociale qui les encourage, ils se permettent donc de substituer les médicaments prescrits par les médecins traitants par des génériques ou par des produits fabriqués localement. De quel droit font-ils cela, ont-ils le moindre respect pour le malade ou le voient-ils comme une source de d’argent ? Honte à vous, vous avez déshonoré votre profession et vous osez dire que vous risquez de faire faillite.

Ils ont essayé de me faire le coup, j’ai réagi violemment en les traitant de voleurs, humiliés, ils ont fermé leur gueule pour dire un mot. Mais, beaucoup de nos compatriotes âgés, analphabètes ou ne connaissant l’arnaque sont pris au piège tendu par ces voleurs.

Je ne sais pas où on va comme ça, des citoyens sensés faire partie de l’élite se comporter comme des gangsters en se sucrant sur le dos des pauvres compatriotes malades, c’est à changer de pays et de nationalité, il y a de quoi renier ses origines, j’ai honte.

Cette noble profession est en vérité devenue un simple commerce de vente de médicaments, elle est monopolisée (de façon légale) par des diplômés en pharmacie qui l’exercent en exclusivité. Que ceci soit bien clair, il ne s’agit pas pour moi de remettre en cause la valeur des études en pharmacologie dont l’importance tant au plan de la santé publique qu’au niveau de la recherche et de l’élaboration des médicaments n’est plus à démontrer. Par ailleurs, je ne mets pas tous les pharmaciens dans le même sac, mais lorsque leur représentant défend cette arnaque, je suis révoltée. Encore une fois je ne remets pas en cause la compétence des pharmaciens, loin de moi cette idée, je n’ai du reste aucune compétence pour le faire. Mais ne nous prenez pas pour des idiots, les malades croient que vous détenez un savoir issu des longues années d’études gratuites financées par l’argent public, mais vous, vous vous croyez intelligents.

Les laboratoires internationaux et même les importateurs vous paient des séjours à l’étranger pour nous fourguer leur marchandise en tant que commerçants que vous êtes. Savez-vous qui va payer en dernier lieu des prises en charge et ces séjours dans les stations balnéaires ? Eh bien, c’est la Cnas et la Casnos, car les prix de produits remboursés incluent bien évidemment les coûts que vous occasionnez lors de vos séjours en Grèce, en France, en Espagne ….

Maintenant que les recettes du pays sont en chute libre, les savants qui nous gouvernent se sont réveillés et vous disent que la vache ne donne plus de lait, alors c’est la panique.

Au fait, ce vice président ne parle pas des articles 25 et 26 que voici :

Article 25. L’organisme de sécurité sociale s’engage à verser à l’officine pharmaceutique au titre des formalités administratives et électroniques un montant égal à cinq (5) DA par ordonnance honorée.

 Article 26. L’organisme de sécurité sociale s’engage, dans le cadre de la promotion du médicament générique, à verser à l’officine pharmaceutique un montant forfaitaire égal à quinze (15) DA pour chaque médicament princeps prescrit auquel le pharmacien substitue un générique et ce, quel que soit le nombre de conditionnements servis pour ce médicament.

Source : Le Quotidien d'Algérie

 

 

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