Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Yacine Teguia, membre de la direction du MDS. Photo DR

Yacine Teguia, membre de la direction du MDS. Photo DR

Yacine Teguia publie le 25 juillet dans El Watan, une longue contribution intitulée "Le compromis national-libéral est l’enjeu du dialogue". Voici sa conclusion:

(...) L’examen des passages qui ont été modifiés ou supprimés ainsi que de ceux qui ont été ajoutés, travail mené par les syndicats et des experts comme Nouredine Bouderba, indiquait qu’il s’agissait, de façon systématique, d’une tendance à amoindrir ou même rendre inopérant soit le pouvoir des syndicats, soit la limitation des pouvoirs des employeurs.

De plus, même si on considère que des protections importantes avaient été conservées, voire même avaient été ajoutées, il faut considérer l’orientation générale, la confusion et les grandes faiblesses qui caractérisaient les mesures en faveur des travailleurs, sans offrir de véritables garanties aux employeurs d’ailleurs. Ce qui soulignait la volonté du pouvoir de garder un contrôle absolu de la sphère socioéconomique.

Il y avait une grande et dangereuse contradiction pour, d’une part, l’avenir des travailleurs qui devront faire face à une plus grande mobilité professionnelle et, d’autre part, l’avenir de la réforme qui risque de ne pas trouver la base dans les organisations du patronat comme dans celles des travailleurs et plus largement dans la société pour la porter. Le dialogue le plus large est devenu une exigence et l’offre de Tebboune est donc la bienvenue. La réforme du code du travail telle qu’elle avait été entamée était d’autant plus illégitime que le crédit de la nouvelle APN est déjà nul.

Mais, même dans le cadre d’un large dialogue, elle échouera si on ne voit pas qu’elle est d’abord et avant tout une bataille qui met aux prises les intérêts contradictoires des tenants d’une économie productive et ceux de la prédation. Au final, cette bataille ne pourra déboucher sur des succès qu’à la condition de réaliser la jonction des travailleurs, des employeurs et des forces politiques porteuses d’un changement profond.

C’est pourquoi, s’il y a lieu de ne pas sous-estimer les possibilités ouvertes par le dialogue pour une transformation du rapport au travail, il faut faire preuve encore de la plus grande fermeté pour améliorer et faire appliquer le projet de code du travail par un véritable gouvernement du travail. La réforme du code du travail pose non seulement la question de son efficacité, mais aussi celle de son effectivité et de son efficience. Ce contrôle là revient au pouvoir exécutif.

Texte intégral : El Watan

 

Commenter cet article