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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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El Watan, 18 juillet 2017

Le complexe d’El Hadjar, qui n’est pas destiné à faire de la pierre comme son nom l’indique mais de l’acier, symbolise à lui seul les errements des responsables économiques depuis des décennies. Fermé, rouvert, en panne, privatisé, renationalisé, vendu et racheté, le complexe est devenu un gouffre financier sans résultats sérieux.

D’où cette réunion de samedi dernier entre le Premier ministre accompagné de son ami Bedda, et les dirigeants d’El Hadjar pour tenter encore une fois de remédier à ce profond mal de gestion qui ruine le pays. Car ce n’est pas la première initiative, après plusieurs coûteuses restructurations, le groupe public Sider produisait un million de tonnes d’acier par an, mais en 2001, Chakib Khelil vendait le complexe et les deux mines de fer attenantes au groupe ArcelorMittal, qui finalement ne va produire que 600 000 tonnes d’acier en 2011.

En 2013, la partie algérienne reprend la majorité du complexe, 600 millions de dollars sont de nouveau injectés pour qu’El Hadjar atteigne une production de 2,2 millions de tonnes en 2017. Arrive Bouchouareb, Monsieur chips, et en 2015, la production reculant à 300 000 tonnes, l’Etat rachète totalement El Hadjar en injectant encore 1 milliard de dollars du contribuable avec le projet de produire 1,7 million de tonnes d’acier en 2017.

Nous sommes justement en 2017, El Hadjar a englouti de quoi construire toute une industrie et ne produit que 500 000 tonnes d’acier. Pourquoi tant d’incompétence alors que le marché mondial et algérien de l’acier est très demandeur ? Qu’il y a deux mines de fer à côté, Ouenza et Bouhadjar, ce qui règle le problème d’approvisionnement en matières premières, et des grandes villes et universités à proximité pour fournir de la ressource humaine ? On ne sait pas, mais on sait qui nomme tous ces mauvais ministres.
 
Moralité métallurgique : même sous un règne de plomb à l’âge de fer, on ne fabrique pas d’acier avec de la langue de bois et on ne confie pas l’industrie du pays à des hommes de paille.
 

Source : El Watan

 

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