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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Par Djilali Hadjadj, 18 juillet 2017

Quand un pays est genou à terre financièrement, le FMI apparaît, tel un charognard sur sa proie, voulant imposer ses recettes ultralibérales.

Selon l’APS (Algérie presse service, agence gouvernementale), l'emploi en Algérie, en son volet relatif à la maîtrise du chômage, aux dispositifs de soutien à l'emploi et à la création de PME, a été mardi dernier au cœur d'une rencontre entre le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale et le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au FMI.

Les deux responsables ont évoqué la politique nationale de protection sociale et la question de régulation du marché de l'emploi. Le ministre a passé en revue, lors de cette rencontre, les efforts consentis par les pouvoirs publics dans le cadre de la politique nationale de promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage, ainsi que les différents mécanismes et dispositifs d'emploi, et le programme de développement et de renforcement du système national de sécurité sociale.

Les deux parties ont abordé également les mesures à introduire pour améliorer la compétitivité de l'économie algérienne afin de créer plus d'emplois, notamment au profit des jeunes, outre l'adaptation de la législation relative au travail, aux développements socioéconomiques que connaît l'Algérie.

«Tirer profit de l'expérience du FMI»

Toujours selon l’APS, «la rencontre était très importante, en ce sens que nous avons évoqué l'expérience algérienne dans le domaine du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale», a affirmé le ministre au terme de cette rencontre, ajoutant que «l'Algérie est en passe de construire une économie nouvelle et diversifiée». «Il a également été question de la relation très exceptionnelle unissant l'Algérie au FMI», a ajouté le ministre, soulignant que d’«autres rencontres sont prévues pour tirer profit de l'expérience du FMI dans de tels cas économiques».

«L'Algérie, à l'instar d'autres pays de la région, est appelée à relever nombre de défis socioéconomiques», a précisé le représentant du FMI, rappelant que la rencontre avait «permis de s'enquérir des mesures prises par le ministère pour promouvoir le secteur du travail, telles que la création d'opportunités de travail et l'amélioration du niveau de la protection sociale». Justement, comment améliorer le niveau du système de protection sociale algérien quand celui-ci traverse une très grave crise de financement ?

Le FMI et son «bras armé» la Banque mondiale n’ont jamais caché que l’Algérie consacrait un très gros budget aux transferts sociaux et qu’il fallait couper dans ces dépenses, allant jusqu’à considérer que la récente révision de la loi relative à la retraite était insuffisante pour rééquilibrer, à terme, les finances de la CNR et qu’il fallait aller plus loin dans les réformes, ce qui bien sûr se résumerait à revoir encore à la baisse les droits à la retraite des travailleurs salariés.

Source : Le Soir d'Algérie

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