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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les caisses de sécurité sociale doivent-elles mettre en péril leur équilibre budgétaire en finançant les subventions accordées aux pharmaciens décidées par l'Etat pour des raisons qui relèvent d'autres considérations que l'intérêt des assurés?

Le soutien aux fabricants et pharmaciens -s'il est utile au pays-doit-il être alimenté par la solution de facilité : puiser dans l'argent des cotisants?

Le ministre de tutelle  affirme :  « La décision sera prise par le ministre et non par la Caisse nationale d’assurance sociale (Cnas) et la Caisse de sécurité sociale des non-salariés (Casnos)» La chose est dite crûment : les Caisses ne décident pas de l'affectation des cotisations des salariés. C'est la tutelle qui a le dernier mot. C'est dans les statuts. C'est l'aboutissement du processus d'étatisation de la sécurité sociale, mené dans les années 80. Jusqu'alors, c'étaient les conseils d'administration-avec les représentants des salariés et des employeurs- qui jouaient le rôle décisionnel.

Le ministre lui-même souligne l’importance « de préserver les équilibres financiers de la Sécurité sociale", ajoutant  : " En cas de dysfonctionnement affectant ces équilibres financiers, les répercussions seront ressenties non seulement par les assurés sociaux et les retraités mais aussi par les pharmaciens qui bénéficient également de ce système ».

Le débat en cours va-t-il remettre à l'ordre du jour la responsabilité prioritaire de l'Etat algérien : favoriser l'équilibre de la sécu en aidant à faire rentrer l'argent des cotisations dans les Caisses sociales, obligeant les employeurs à déclarer leurs salariés.

En attendant, il est urgent que les représentants des cotisants aient leur mot à dire.

 

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